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Football universitaire RSEQ

Un match pas comme les autres pour Samuel Caron

Agence QMI / Raphaël Bergeron-Gosselin

Publié | Mis à jour

Même s'il sera d'abord et avant tout concentré sur le plan de match à respecter, le quart-arrière des Carabins de l’Université de Montréal Samuel Caron aura sans doute une petite pensée spéciale, samedi, car il pourrait s’agir de sa dernière partie en carrière.

«C’est certain qu’on y pense toujours, a avoué Caron qui souhaitera voir son parcours se poursuivre une semaine de plus vers la Coupe Dunsmore. On ne sait jamais ce qui peut arriver, alors c’est seulement une motivation de plus! On est une grosse gang de vétérans et on s’en parle souvent. On essaye de sortir le positif de ça. Ce qui est certain, c’est qu’on n’est pas prêt à tomber en congé.»

Si lui et ses coéquipiers veulent tenter de mettre la main sur le championnat québécois la semaine prochaine, ils devront venir à bout des Stingers de Concordia qu’ils ont vaincus 37-19 lors de la première semaine d’activités.

Des hauts et des bas

Les attentes étaient élevées pour le pivot de l’offensive des Bleus, après qu’il ait remporté le titre de joueur par excellence au Québec, l’an passé. Malgré quelques périodes plus difficiles, on ne peut pas dire qu’il a déçu.

Semaine après semaine, les joueurs et les entraîneurs répètent le même mot: constance.

C’est probablement cet aspect de son jeu qu’il aurait aimé améliorer.

Lors des trois premiers matchs de l’année, l’étudiant en génie civil a amassé 338, 377 et 355 verges de gain, commettant une seule interception. Lors des quatre rencontres suivantes, il a été limité à 159, 305, 130 et 187 verges en plus d’être victime de sept interceptions.

«On peut donner le crédit aux défensives, a indiqué Caron. Toutefois, je n’ai pas joué toutes les minutes à chaque match. Je ne connaissais même pas ces statistiques, alors on voit que ça ne me dérange pas.»

Lors du dernier duel de l’année face aux Redmen, Caron a laissé sa place à Dimitri Morand alors qu’il restait environ cinq minutes à jouer au troisième quart.

Le bras amoché?

Le seul point d’interrogation concernant Caron est l’état de son bras. Lors des deux derniers matchs, on ;'a vu déposer un sac de glace sur son avant-bras droit, lorsque sa journée de travail était terminée.

Il ne faudrait pas s’inquiéter de la situation selon le principal intéressé, mais rares sont les athlètes qui vont dévoiler des blessures à l’approche d’un match avec un enjeu important.

«Je n’ai pas vraiment le droit d’en parler, a immédiatement précisé Caron lorsque questionné sur l’état de son bras. Tout ce que je peux dire, c’est que ce n’est pas grand-chose et que ça va bien!»

Espérons qu’il dise vrai car plusieurs amateurs attendent impatiemment un autre chapitre de la rivalité Carabins-Rouge et Or samedi prochain. Cela permettrait aussi à Caron et quelques coéquipiers de jouer au moins un match de plus.