Canadiens de Montréal

Il faut oublier Markov... pour l'instant

Louis-André Larivière / TVA Sports

Publié | Mis à jour

Il ne faut jamais dire jamais dans le cas d’Andrei Markov. Mais dans l’immédiat, les partisans des Canadiens de Montréal ne doivent pas trop rêver à un retour du général russe à la ligne bleue.

Dans la vidéo, ci-dessus, écoutez l'entretien avec Sergei Berezin.

Rappelons-le, le défenseur de 38 ans a tourné le dos au Tricolore cet été pour parapher un pacte de deux saisons avec la formation de Kazan dans la Ligue continentale russe (KHL). Pendant ce temps, les Canadiens connaissent un lamentable départ de 1-6-1.

«En date d’aujourd’hui, je ne vois pas comment ça pourrait arriver», a déclaré à TVA Sports l’ami et conseiller du défenseur, Sergei Berezin, lui-même un ancien porte-couleurs du Bleu-blanc-rouge.

«Il y a une possibilité que ça se concrétise, mais beaucoup de démarches devront être entreprises pour que ce scénario voit le jour.»

Entre temps, la présence de Markov manque indéniablement à la brigade défensive du CH.

Celui qui alimentait Shea Weber en supériorité numérique l’an dernier mène les arrières du AK-Bars avec 15 points en 22 matchs avec une moyenne d’utilisation d’environ 21 minutes par match. Inutile de dire qu’il serait un pilier sur ce qui est présentement la 27e attaque massive de la ligue.

Certains animateurs de tribunes téléphoniques ont même imploré Marc Bergevin de se rendre en Russie au plus vite afin d’acheter le contrat du numéro 79 et le rapatrier à Montréal.

«Andrei est dédié et il joue avec une bonne équipe. [Le Ak-Bars] est au sommet de son association et il joue bien», a prévenu Berezin, qui dit parler avec Markov sur une base quotidienne.

«Marc [Bergevin] est un homme intelligent. Il ne faut pas parler de regrets, car tu regardes en arrière. Je ne sais pas ce qu’il pense, mais c’est évident que son équipe n’a pas le rendement prévu.»

Un ajustement

La rupture de Markov avec les Canadiens, qui l’ont sélectionné au sixième tour au repêchage de 1998, ne semblait pas facile. Sa conjointe, Sonya Sonechka, avait écrit sur son compte Instagram que la métropole «est ce qui faisait le plus partie de sa vie» lorsque la nouvelle de son départ a été annoncée.

Dans un entretien avec le site web The Athletic, vendredi, le vétéran n’a pas voulu faire de vagues et justifiait les motifs de son changement d’environnement comme étant familiaux.

«Il aurait été plus difficile de déménager dans une autre ville en Amérique du Nord», a-t-il exprimé lors de l’entrevue en question.

Selon Berezin, la transition de son bon ami n’est pas terminée même s’il connait du succès sur la glace.

«Andrei vit une période d’adaptation. Il a vécu toute sa vie d’adulte au Canada. Tant sur la patinoire qu’à l’extérieur.»

À savoir s’il s’ennuie de Montréal, son confident nous rappelle la nature réservée du bon Andrei, qui a participé à 990 rencontres avec les Canadiens.

«Je le connais assez pour vous dire qu’il n’en parle pas, explique-t-il. Mais il a joué 16 saisons pour une équipe mythique dans une belle ville avec les meilleurs partisans au monde... c’est sûr que Montréal lui manque!»

«Si ce n’est pas le cas, quelque chose ne va pas!»

«Huit chances sur 10»...

Markov s’est entraîné avec Berezin pendant l’entre-saison alors que le processus de négociation avec Beregevin s’éternisait. Aux dires de son ancien agent, il s’attendait à jouer dans le circuit Bettman cet automne.

«Nous avons fait beaucoup de préparation, cet été. Mais nous nous entraînions pour la LNH, pas la KHL», a insisté Berezin.

«Il est en excellente forme. Il fait son boulot... Andrei, c’est Andrei!»

Berezin croit que Markov a encore beaucoup de hockey de qualité à offrir et ne le voit pas prendre sa retraite «dans un avenir proche». Une fois son contrat terminé dans la KHL, quelles sont les chances qu’il revienne à Montréal sur une échelle d’un à 10 d’ici trois ans?

«Huit sur 10», a avancé Berezin.

«Je ne dis pas que ça arrivera cette année ou l’an prochain, mais d’ici trois ans..»

Dans la vidéo, ci-dessus, écoutez l'entretien avec Sergei Berezin.