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Patinage

Patinage de vitesse: la jeunesse et l’expérience se rencontrent

Publié | Mis à jour

Pascal Dion a de l’expérience, mais comme plusieurs, il vit pour la première fois des sélections olympiques de patinage de vitesse courte piste cette semaine.

L’athlète fait ses débuts à l’événement d’envergure en figurant parmi les patineurs pressentis pour avoir des chances de se qualifier pour les Jeux olympiques de Pyeongchang.

Celui qui vient tout juste de souffler ses 23 bougies devra cependant se battre s’il espère être sélectionné dans l’équipe olympique provisoire masculine. Il n’y a que cinq places disponibles et la lutte est féroce du côté masculin.

«C’est sûr que Samuel [Girard] et Charles [Hamelin] se démarquent. Je pense qu’en faisant de bonnes courses, je suis capable d’aller chercher des troisièmes et quatrièmes places. C’est juste que mes jambes et ma technique n’étaient pas là dimanche. Je suis capable de mieux faire», a indiqué celui qui compte une troisième place au 1500 mètres à son palmarès actuel.

En plus des jambes et de la technique, Dion doit combattre le stress relié à cet événement.

«La grosse différence, c’est l’enjeu. Nous avons beaucoup de chances de nous rattraper en neuf épreuves, mais plus la compétition avance, plus il faut penser à faire de bonnes courses. Beaucoup de personnes font de bons résultats et mentalement, c’est dur quand on fait des résultats un peu moins bons», a-t-il confié.

Grande importance

Les enjeux sont non négligeables pour les patineurs. Les athlètes de la formation olympique provisoire défendront leur place sur la scène internationale lors des quatre et uniques épreuves de la Coupe du monde de la saison. Les autres seront confinés à l’entraînement. C’est facile pour un patineur de s’y perdre.

«J’essaie de prendre l’événement course par course, de ne pas me mettre de pression et de prendre ça comme une compétition normale. Je tente de ne pas penser au résultat à la fin pour ne pas que ça me joue dans la tête», a déclaré Dion.

Beaucoup de choses peuvent survenir dans une pareille semaine. Charles Hamelin, François Hamelin, Charle Cournoyer et Guillaume Bastille en savent quelque chose, car ils ont goûté à l’expérience olympique.

«Quand tu fais une course contre eux, tu dois être bien préparé. Il faut que tu prépares bien tes dépassements parce qu’ils ne vont pas jouer amicalement avec toi. Il ne faut pas que ça soit trop serré non plus, car ils vont te le faire savoir rapidement. Tu vas perdre toute ta vitesse et te retrouver en arrière. Il faut user de stratégie. Ils savent courser», a émis Dion.

L’expérience aide

Questionné sur le sujet, Charles Hamelin a convenu que l’expérience peut être un gros avantage sur la glace des sélections olympiques.

«Depuis le début de la fin de semaine, il y a eu un carton jaune et plusieurs disqualifications. C’est normal en courte piste, mais ce sont souvent les plus jeunes qui font les erreurs. Ils ne comprennent pas nécessairement toujours bien l’enjeu», a-t-il dit.

« Des fois, ils auraient mieux fait de rester à leur position initiale plutôt que d’essayer un dépassement dangereux. Ça coûte de gros points à ceux qui sont disqualifiés et ça peut jouer sur le classement final. Mais en même temps, ils apprennent de ces erreurs et ils prennent de l’expérience.»

Les jeunes athlètes n’ont pas l’expérience, certes, mais amènent du positif à l’équipe.

«J’ai entendu dire qu’il y a quatre ans, c’était vraiment plus sérieux, a affirmé Dion. Les gens étaient vraiment plus dans leur bulle. Mais cette année, nous sommes plus jeunes et nous nous entendons bien. Nous sommes tous vraiment proches et même si nous faisons des erreurs, nous gardons la bonne attitude dans le vestiaire.»