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Sports amateurs

Une escale particulière pour Kirsten Kasper

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Comptant parmi les athlètes de pointe de la discipline, Kirsten Kasper vivra le Triathlon international de Montréal en famille, ce week-end.

Même son oncle Steve, qui a longtemps joué pour les Bruins de Boston, a décidé de faire le trajet en voiture depuis le Massachusetts pour venir l’encourager.

Si elle représente les États-Unis, la jeune femme est une habituée de la grande région métropolitaine. Ses grands-parents sont effectivement originaires de Saint-Lambert. Elle est venue célébrer Noël à plusieurs occasions en sol québécois et conserve d’ailleurs un attachement évident pour la boulangerie Fairmount Bagel.

«Montréal a une place spéciale dans mon cœur, a-t-elle résumé jeudi, lors d’une conférence de presse donnée en marge de l’étape des Séries mondiales ITU prévue à Montréal, samedi et dimanche. Mon père [Bob] vient d’ici et j’ai souvent visité mes grands-parents à Saint-Lambert.»

Une pensée pour Hubert

Sa course montréalaise, qui aura lieu samedi après-midi dans la catégorie Femmes Élites, aura définitivement une saveur particulière.

«Mon grand-père est décédé l’an dernier, j’aurais aimé qu’il voie la course, a-t-elle confié, en honorant la mémoire de Hubert Kasper. Il était l’un de mes plus grands partisans. Je vais courir pour lui et j’espère bien faire.»

Présentement troisième au classement mondial, la jeune femme de 25 ans sera supportée par plusieurs membres de sa famille, dont sa grand-maman Iris, lors de cette rare course en Amérique du Nord. Elle invite naturellement les Montréalais à l’applaudir également, même si, a-t-elle convenu en riant, elle demeure «une grande partisane des Bruins» en raison de son oncle Steve.

Tous derrière Alexis Lepage

Chez les hommes, le public québécois se rangera assurément, dimanche après-midi, derrière le Québécois Alexis Lepage. Tout au long du parcours situé dans le Vieux-Port, l’athlète de 23 ans risque d’être porté par la foule.

«De finir entre le 15e et le 25e rang, ce serait un très bon résultat pour moi, a-t-il indiqué. Je suis encore en développement. Je ne veux pas me mettre de pression en visant un résultat précis. Je veux simplement me dépasser. Que je sois 30e ou 15e au final, je vais être content si j’ai tout donné.»

Un Espagnol à surveiller

Gagnant des quatre dernières épreuves des Séries mondiales, l’Espagnol Mario Mola fait figure de favori pour l’emporter. Il est le meneur au classement chez les Hommes Élites.

Afin de donner une petite idée de sa forme physique, il faut mentionner qu’il a complété son triathlon sprint, le week-end dernier à Edmonton, en un peu moins de 55 minutes. Mieux encore, il y a deux semaines en Allemagne, il a bouclé l’épreuve en 54 min 08 s. Mola a notamment pris tout juste 14 minutes pour courir cinq kilomètres, non sans avoir d’abord nagé et fait un peu vélo.

À Montréal, le parcours élite en est de type standard, soit deux fois plus long (1,5 km de nage, 40 km de vélo et 10 km de course). Néanmoins, les curieux n’auront pas plus de deux heures pour admirer ses exploits.

- Tel qu’officialisé jeudi par l’organisation, une telle étape des Séries mondiales de triathlon, qui compte aussi un volet amateur, se tiendra annuellement à Montréal «au moins jusqu’en 2019».