LNH

Simon Després dans la KHL?

Publié | Mis à jour

Plongé dans l’enfer des commotions cérébrales, Simon Després n’a disputé qu’une rencontre dans la Ligue nationale de hockey (LNH) la saison dernière, avec les Ducks d’Anaheim.

Joueur autonome sans compensation depuis que les Ducks ont racheté son contrat, tout indique que le défenseur québécois se retrouvera dans la Ligue continentale de hockey (KHL) la saison prochaine.

Després entend poursuivre sa carrière dans la LNH, mais compte refaire ses preuves d’abord. Il serait déjà en pourparlers avec de nombreux clubs européens.

Ce cheminement inclut la possibilité pour l’arrière de 26 ans de participer aux Jeux olympiques d’hiver 2018 de Corée du Sud sous le maillot canadien.

«Ça semble être la meilleure option pour moi cette année, a-t-il admis en entrevue avec TVA Sports, lundi. Je prends ça une journée à la fois.»

Ça frappe

Elle n’est pas si loin l’époque où Després était vu comme un des plus beaux projets des Penguins de Pittsburgh, puis comme un vrai vol des Ducks dans une transaction survenue en 2015. Promis à un bel avenir, il est passé à travers de profonds changements pour se remettre sur pieds ces derniers mois.

Le défenseur a tout changé, un virage à 180 degrés. Nouvelle alimentation végétalienne, de saines habitudes de vie, yoga, gestion du stress, dessins mandalas, exercices en plein air... Il n’a même plus de cellulaire au profit d’une meilleure qualité de vie. Un choix peu commun pour des joueurs qui ont déjà évolué dans la LNH et il en est conscient.

«Ça m’a pris beaucoup de temps, ça se passe pas en une semaine, faire ce genre de transition. Il faut du temps pour voir les changements sur ton corps et sur ta façon de penser. Ça vaut la peine. Si on met notre vie sur 100 ans, un an, ce n’est pas grand-chose. C’est un investissement sur toi-même à long terme.»

Després a dû faire ce choix pour son propre bien et cela l’aidera, selon lui, à effectuer un retour au jeu dans la meilleure ligue de hockey professionnel au monde...

Qu’à cela ne tienne, l’ancien des Sea Dogs de Saint-Jean dans la LHJMQ espère que le circuit Bettman gérera mieux le dossier des commotions cérébrales à l’avenir.

«Les joueurs qui encaissent le salaire minimum et veulent faire leur place dans la Ligue nationale se distinguent d’une façon : en frappant, peut-être en blessant d’autres joueurs. Les joueurs ne se respectent pas sur la patinoire.»