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Sports aquatiques

Traversée : la domination italienne se répète chez les dames

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Après avoir régné sur les 10 kilomètres FINA jeudi, les Italiennes ont fait de même samedi lors de la Traversée du lac Saint-Jean.

Martina Grimaldi a complété l’épreuve au premier rang chez les dames, tandis que ses compatriotes Barbara Pozzobon et Alice Franco ont suivi dans l’ordre.

«Ce fut une course difficile. J’ai réussi à rester avec les hommes pendant les trois premières heures de la course, mais par la suite, ils ont réussi à créer une séparation.

Heureusement, j’ai réussi à garder mon rythme et c’est ce qui m’a permis d’arriver en première place», a mentionné Grimaldi par l’entremise d’un interprète, ajoutant être également très fière de ses compatriotes ayant connu une semaine de rêve à Roberval.

Dusablon au pied du podium

Deuxième l’an dernier, la Québécoise Jade Dusablon a terminé au pied du podium. Elle avait réussi à se rapprocher dangereusement d’Alice Franco en fin de course, mais n’a pas été en mesure de la dépasser pour s’assurer une place parmi les trois premières.

«À la fin, mon entraîneuse me disait à quelle distance je me trouvais d’elle et chaque fois, je m’approchais de l’Italienne. Si la course avait été plus longue de 500 m, je pense que je l’aurais eue», a reconnu celle qui, au cumulatif, a été la 16e à terminer l’épreuve.

Après avoir battu le record canadien l’an dernier (6 h 46 min 20 s), Dusablon n’a pas été en mesure de se rapprocher de cette marque cette année, terminant en un peu plus de 6 h 59 min.

«Quand on nage dans un peloton, on dépense moins d’énergie. Le fait que j’ai davantage nagé seule a été plus ardu. Également, les conditions étaient plus difficiles aujourd’hui [samedi] que l’an dernier. Il y avait plus de vagues», a-t-elle expliqué, se disant contente d’être la première Canadienne à terminer la Traversée.

Journée pénible pour Lavoie

La compatriote de Dusablon, Sabryna Lavoie, a quant à elle été passablement ennuyée par le port de la combinaison thermique. La nageuse de Saint-Bruno a terminé septième chez les dames et 20e au cumulatif.

«Je suis vraiment déçue, ç’a vraiment été difficile. Dès le départ, j’avais mal aux épaules. À la fin, mon épaule ne levait presque plus. Il me serrait les poignets, je n’avais pas de sensations dans les mains. Je n’arrivais pas à prendre ma fréquence», a déclaré celle qui espère que la FINA prendra des notes et changera l’application de son règlement.

De son côté, Dania Bélisle a été la seule courageuse à parcourir les 32 km dans la fameuse combinaison. Elle a réussi à boucler l’épreuve en un peu moins de neuf heures.

«En me pratiquant avec le "wetsuit", je me sentais très mal à l’aise et je n’avais jamais nagé plus de 3 km avec ça. Je me voyais mal l’enlever pendant la course, car je savais que j’allais moins bien nager. Je préférais partir sans, quitte à sortir de la course.

«C’était une décision avec laquelle j’étais en paix. J’ai réussi alors c’est mission accomplie», a affirmé celle qui a été accueillie en véritable héroïne par plusieurs membres de ses proches n’ayant pu retenir leurs larmes.