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Sports aquatiques

Traversée internationale du lac Saint-Jean: Xavier Desharnais veut reprendre son trône

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Après l’euphorie de la victoire en 2014 et 2015, Xavier Desharnais a vécu un tout autre sentiment lors de la Traversée internationale du lac Saint-Jean, l’an dernier, en terminant dixième. De retour cette année, le Sherbrookois de 27 ans a un objectif bien précis en tête : prouver au monde qu’il vaut mieux que ce qu’il a démontré l’année dernière.

Le double champion de la Traversée avait dû composer avec des problèmes de maillot, qui l’avaient passablement incommodé et lui avaient causé des douleurs à l’épaule gauche.

Cette année, il assure être en parfaite forme physique pour affronter le lac Saint-Jean.

«J’ai fait beaucoup d’entraînement cette année et je n’ai pas eu beaucoup de repos. Ça fait du bien de ralentir et de voir les progrès que j’ai faits. Je me sens en super forme, tant sur le plan physique que mental», a reconnu le nageur de 27 ans au cours d’un entretien avec «Le Journal de Montréal», mercredi, à Roberval.

Prêt à souffrir

D’ailleurs, peu importe les conditions, combien de fois il a gagné la Traversée ou face à qui il se mesurera cette année, Xavier Desharnais assure qu’il ressent le même sentiment à l’approche du jour J.

«Chaque année, on se sent un peu plus en contrôle, mais le feeling avant que la course débute demeure le même chaque fois. Tu sais à quoi t’attendre et tu sais comment ça va faire mal. Tu sais que tu pars pour sept heures dans un lac froid et tu ne sais pas s’il va y avoir des vagues ou du vent. Tu sais que peu importe ce qui va se passer, tu vas avoir mal. C’est plus ça le plus gros stress», a-t-il mentionné.

Le favori ?

Le champion de l’an dernier, Alex Meyer, a pris sa retraite, tout comme ceux de 2013, Tomi Stefanovski, et de 2012, Trent Grimsey.

Avant cela, de 2001 à 2011, c’est le Bulgare Petar Stoychev qui avait régné sur la discipline, mais il est, lui aussi, retraité.

C’est donc dire que des treize nageurs masculins inscrits pour l’épreuve du 32 km de samedi, Desharnais est le seul à avoir remporté l’événement.

En appliquant la très rudimentaire règle de trois, il serait facile d’en venir à la conclusion que le Québécois est le favori pour remporter la 63e édition de l’événement.

«C’est vrai qu’on pourrait penser ça, mais je ne crois pas que ce soit le cas, a toutefois tempéré le principal intéressé. Il y a beaucoup de bons nageurs et chacun a sa force. Ça va être celui qui gère le mieux sa course qui va l’emporter à la fin.»

Selon lui, ses principaux rivaux seront l’Argentin Damian Blaum, qui a remporté le Grand prix de Santa Fe-Coronda cette année, une course de 57 km, le Macédonien Evgeny Pop Acev, l’Italien Edoardo

Stochino, deuxième l’an dernier, ainsi que son compatriote et partenaire d’entraînement Philippe Guertin.

Guertin a appris

À propos de Philippe Guertin, ce dernier croit en ses chances de se coiffer de la couronne du roi de la classique du lac Saint-Jean.

Guertin avait terminé sixième en 2014, puis avait terminé deuxième derrière Desharnais en 2015.

L’an dernier, toutefois, il n’avait pas été en mesure de terminer les 32 km, mais avait pu se consoler puisque deux jours auparavant, il avait remporté l’épreuve sur 10 km.

Cette année, toutefois, il ne prendra pas part au 10 km, qui débutera jeudi à 11 h 45 (hommes) et à 13 h 45 (dames). Tout ça, pour se donner le plus de chances possible de devenir le septième Québécois à remporter la mythique épreuve depuis sa première édition, en 1955.

«Je suis vraiment en forme cette année. J’ai un an de plus d’entraînement et je me sens en confiance. Avec ma victoire l’an dernier au 10 km, je veux venir gagner le 32 km.»

De bonnes chances

«Depuis quelques années, cette course est à ma portée. Ç’a été une question de circonstances, de stratégies et d’erreurs. Maintenant, j’ai plus d’expérience que j’en avais et c’est entre mes mains. Évidemment, il y a plusieurs nageurs qui pensent également que c’est à leur portée, je ne suis pas le seul. Mais je pense que j’ai de bonnes chances.»