NFL

Laurent Duvernay-Tardif carbure à la pression

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Pour plusieurs athlètes, la signature d’un contrat très lucratif enlève une énorme pression sur les épaules, car leur avenir est en quelque sorte assuré. Pour Laurent Duvernay-Tardif, c’est le contraire qui s’est produit, lui qui veut prouver aux Chiefs de Kansas City qu’ils ont eu raison de lui offrir une entente de 41,25 millions $.

Malgré cette pression, le sympathique colosse de 6 pi et 5 po et 321 lb est excité à l’idée d’entreprendre ce nouveau chapitre de sa carrière.

«Le mot d’ordre pour un joueur de ligne offensive, c’est la constance. Si tu es capable de bien faire huit jeux sur 10, tu es dans la moyenne. À neuf, tu es correct et plus que ça, tu es un excellent "O-line". Maintenant, je dois être beaucoup plus constant pour justifier mon salaire et le vote de confiance des Chiefs. Je suis un gars qui carbure à la pression, ça m’aide à optimiser mes performances.»

«C’est la première année depuis longtemps, à Kansas City, que les cinq joueurs de ligne offensive partants sont ceux qui ont fait tout le camp de printemps. Ça démontre bien la stabilité qu’on a été en mesure d’installer en quatre ans.»

Rien de garanti

Dans la NFL, l’entièreté des contrats n’est pas garantie. Peu importe la position, les statistiques et le nom derrière le chandail, il faut donc fournir des résultats pour éviter de se retrouver sans travail plus tôt que prévu.

«Avec ce qui est arrivé à "J-Mac", ça prouve que tu as beau avoir le plus gros contrat de l’histoire, dans le monde du football, ça ne veut rien dire», a expliqué l'ancien des Redmen de McGill en évoquant le receveur de passes étoile Jeremy Maclin, qui a récemment été libéré par les Chiefs.

«"J-Mac" c’est un joueur extrêmement talentueux, mais quand tu es payé cher, il faut justifier ton salaire. Personne ne va dire qu’il était un mauvais joueur, c’est juste un "move de business".»

Cette décision de la direction des Chiefs a surpris les amateurs de football, mais également ses coéquipiers qui ne s’attendaient vraiment pas à le voir quitter. Malgré la perte d’un pilier en offensive, Duvernay-Tardif croit savoir ce que lui et ses coéquipiers devront faire pour compenser.

«C’était rassurant de l’avoir avec nous dans des moments importants. Il va falloir être meilleur pour courir avec le ballon, surtout lorsque l’équipe adverse connaît notre stratégie. Si on mène au quatrième quart et qu’il faut écouler du temps, on doit être capable de courir et d’aller chercher des premiers jeux.»

Un peu de repos

Celui qui étudie en médecine en plus de son emploi dans la NFL profitera d’une courte semaine de congé bien méritée après un hiver très chargé.

«Je suis revenu à Montréal samedi pour reprendre un quart de travail en urgence à l'Hôtel-Dieu. Demain [mercredi], je pars pour une semaine en Allemagne pour décompresser un peu.

«Cet hiver, avec mon contrat, les médias et la médecine, ç’a été un peu fou! Je reviens le 1er juillet à Montréal pour faire un mois d’anesthésie à l’hôpital Royal Victoria et après, je m’en vais au camp d’entraînement des Chiefs le 27 juillet.»