LNH

1:35

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Michel Godbout

Publié 12 juin 2017
Mis à jour 12 juin 2017

Pendant 18 minutes et 25 secondes tout était encore possible.

Devant une légion de fidèles partisans, Nashville y croyait toujours.

Ceux des Penguins, réunis par dizaines de milliers au PPG Paints Arena aussi!

Les Predators, acculés au mur, répondaient bien à la pression de ce match sans lendemain.

Les Penguins, eux, réussissaient des premières: pas de but contre en deuxième période alors qu’ils étaient normalement dominés à Nashville durant cet engagement.  Ils ont également décoché un bon nombre de tirs au filet, chose qu'ils n'arrivaient pas à accomplir sur la route lors de cette finale.

Donc, les astres s'alignaient pour les Penguins.

Avec une minute trente-cinq secondes à faire, la dernière étoile s'est placée.

Sans but jusque-là, ce match a enfin vu un joueur enfiler l’aiguille, un filet crucial qui a donné une seconde Coupe Stanley consécutive aux Penguins.

Une série qui ne nous avait jamais offert de match serré a finalement offert une rencontre digne d'une finale.

Pour Pittsburgh, rafler le championnat pour une deuxième saison consécutive relève de l'exploit dans cette époque du plafond salarial.

Ils sont les seuls à l'avoir réussi d’ailleurs.

Et le réussir sans Kristopher Letang et avec un alignement décimé par les blessures, ça relève presque de la science-fiction!

Pour Nashville, il n'y a rien de gênant d'être l'équipe perdante après 277 jours de travail. Les Predators, l'équipe ayant accumulé le moins de points durant la saison à s’être qualifié pour les séries, ont tout un avenir devant eux.  Jeunes, fougueux, rapides, ils ont beaucoup d'éléments qui leur permettent d'espérer de se rendre aussi loin, sinon plus, dès l'an prochain. 

Mais avant d'en arriver là, les Penguins ont un été de célébrations devant eux, Marc-André Fleury a une nouvelle équipe à trouver, Matt Cullen doit prendre une retraite bien méritée et Sidney Crosby a une autre conquête de la Coupe à planifier!