Pittsburgh - Nashville

Les deux visages de Pekka Rinne

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Pour Roman Josi, il y a un seul Pekka Rinne : «Il est toujours le même, que ce soit à la maison ou sur la route.»

Voyez le reportage de Marc-André Perreault dans la vidéo, ci-dessus.

Rinne aura maintenant comme mission de donner raison à son défenseur. Depuis le début de la finale de la Coupe Stanley, le Finlandais a montré deux visages.

À Pittsburgh, Rinne a vécu un véritable cauchemar en accordant 11 buts sur 45 tirs en trois rencontres. Ses chiffres sont encore pires que ceux des gardiens dans les années 1980. Au domicile de Sidney Crosby et d’Evgeni Malkin, Rinne a une affreuse fiche de 0-3 avec une moyenne de 5,40 et un pourcentage ¬d’arrêts de ,756.

Dans la capitale du country, le gardien de 34 ans s’est transformé en mur dans cette finale de la Coupe Stanley avec un dossier de 2-0, une moyenne de 1,00 et un pourcentage d’arrêts de ,962.

La plus grande scène

À la veille de cette sixième rencontre au Bridgestone Arena, où les Predators feront face à l’élimination, Rinne restait le même homme affable et généreux avec les journalistes.

«J’étais furieux après la première période du dernier match, a dit le gardien originaire de Kempele en Finlande. Mais c’est la nature d’un compétiteur. Maintenant, j’ai oublié ce match. C’est derrière moi. Je ne crois pas au momentum en séries. Il n’y a pas une équipe favorite. Nous jouons à la maison. Il faut en ¬profiter. C’est tout.»

Rinne a tenté d’expliquer ce qu’il ressentait quand Peter Laviolette l’a retiré du cinquième match. S’il n’avait jamais été chassé d’un match pour les trois premiers tours, il subissait ce sort pour une deuxième fois en finale.

«Tu joues en finale de la Coupe Stanley, c’est la plus grande scène de ta carrière, a-t-il rappelé. Quand tu te fais retirer d’un match, tu n’es pas content. C’est assez évident. Mais je ne le prends jamais personnel. C’est une question d’équipe, pas juste de moi. Je crois que Peter le faisait pour réveiller l’équipe et, quand je ne fais pas le travail, il a raison de se tourner vers un bon jeune gardien comme Juuse Saros.»

«Quand tu rentres au banc, tu as parfois des pensées négatives, a-t-il continué. Tu te demandes pourquoi la rondelle frappe ton coéquipier pour ensuite rentrer dans le filet. Tu as parfois besoin de chance pour être bon. Mais c’est la vie.»

Un compétiteur

C’était la même histoire avant le premier match de cette finale au ¬Tennessee. Les coéquipiers de Rinne répétaient tous qu’ils gardaient confiance en lui. C’était encore le cas avant cette sixième rencontre.

«C’est un compétiteur, a mentionné Josi. Ce n’est jamais plaisant pour un gardien d’être retiré du match. Ce n’était pas du tout de sa faute. On a mal joué devant lui. On n’a aucun doute à son endroit. On a confiance en lui et il a confiance en lui.»

«Il est même compétitif dans les entraînements, a poursuivi le Suisse. Quand il se fait marquer un but, il n’est pas content. C’est ce qui fait de lui un bon gardien. Même dans les pratiques, il s’élance pour arrêter les retours.»

Rinne aura maintenant besoin de s’élancer souvent pour bloquer des frappes de Crosby, de Malkin ou du jeune Jake ¬Guentzel. La survie de son équipe repose en grande partie sur ses épaules.