Pittsburgh - Nashville

«Notre saison est en jeu» - P.K. Subban

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Personne ne s’est risqué à avancer la moindre prédiction dans le vestiaire des Predators au terme de ce cuisant revers.

Cependant, leur dossier de 9-1 à domicile, et la façon dont ils se sont comportés lors des deux matchs de cette finale disputés au Bridgestone Arena, leur permet de demeurer confiants.

«On se retrouve le dos acculé au mur. On doit maintenant gagner deux matchs, a lancé Pekka Rinne, criant de vérité. Ce soir (jeudi), on ne l’avait pas. Mais on peut aborder le sixième match à domicile avec confiance.»

Des propos qui ont trouvé écho auprès de P.K. Subban.

«Notre saison est en jeu. Le vrai hockey commence maintenant. C’est ça, la finale de la coupe Stanley. Un pas en avant, un pas en arrière», a déclaré le défenseur, une fois de plus assaillit par une meute de journalistes à l’ouverture des portes du vestiaire.

«On s’en va dans notre édifice. On sait qu’il y aura beaucoup d’énergie. On sait qu’on livrera notre meilleure performance. Il reste encore beaucoup de bon hockey à l’intérieur de nous», a poursuivi l’Ontarien, dont le combat de lutte contre Sidney Crosby derrière le filet des Penguins, en fin de première période, aura été le haut fait d’arme de sa soirée.

Une étrange altercation qui aura valu aux deux joueurs, après plusieurs secondes, des punitions mineures. Un jugement qui a soulevé l’ire de Peter Laviolette.

«Je ne comprends pas cette décision (que Subban ait également été chassé). J’ai vu mon joueur recevoir une dizaine de double-échec à la tête...»

«Il me servait des prises semblables à celles qu’on voit en UFC. Je n’ai pas trop compris ce que c’était», a lancé le capitaine des Penguins, en guise d’explication.

Double-échec au visage

Cette altercation ne fut pas la seule à avoir ponctué cette cinquième rencontre de la finale.

Quelques combats et coups de bâton ont meublé la deuxième portion de la troisième période. Au cours des neuf dernières minutes de ce troisième tiers, les deux arbitres ont décerné 86 minutes de punition (50 pour les Predators, 36 pour les Penguins).

Même Yannick Weber a jeté les gants!

Cependant, c’est le double-échec de Colton Sissons au visage d’Olli Maatta qui risque de retenir le plus d’attention au cours des prochains jours.

«Maatta et Colton se sont échangé plusieurs doubles-échecs. Chaque fois, c’était au niveau du corps. Puis, lors du dernier, Maatta a semblé perdre pied (avant le contact). Je suis persuadé qu’il n’y avait aucune intention de la part de Colton, mais ce n’est pas ma décision», a soutenu Laviolette.

Reste à voir si Stéphane Quintal, le préfet de discipline du circuit, sera du même avis.