Destination Coupe Stanley

Crosby : comme Yzerman, Fedorov et... Kovalev

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Avec trois aides au match numéro 5 de la finale de la Coupe Stanley, jeudi, Sidney Crosby a redoublé d’intensité.

Le capitaine des Penguins de Pittsburgh a permis aux siens de se forger une avance de 3-2 dans l’ultime finale et il a certainement inspiré ses coéquipiers.

Plusieurs croient maintenant qu'il est le favori pour remporter le trophée Conn-Smythe, décerner au joueur le plus utile à son équipe en séries éliminatoires.

Comme Yzerman, Fedorov et... Kovalev

L’ancien défenseur Mathieu Dandenault évoluait avec les Red Wings de Detroit lorsqu’ils ont collé deux conquêtes de la coupe Stanley, en 1997 et en 1998 – dernière fois qu’une concession a triomphé deux saisons d’affilée – et la détermination de Crosby lui rappelle certains grands leaders qu’il a côtoyés au cours de sa carrière.

«Lorsque tu vois ton meilleur joueur s’engager dès le départ et qu’il crée une brèche entre les deux meilleurs défenseurs, il donne le ton au match», a analysé Dandenault à l’émission Destination coupe Stanley, vendredi, à TVA Sports.

«Comme coéquipier, ça me donne envie de m’impliquer parce je vois les meilleurs joueurs le faire. Steve Yzerman et Sergei Federov : ces gars-là, tu les voyais s’imposer dès le début de la partie!»

«Dandy» a également évoqué le feu dans les yeux d’un joueur énigmatique, mais dangereux pendant son passage chez les Canadiens de Montréal.

«On se souvient d’Alexei Kovalev, ici. Quand il avait le goût et que ça lui tentait [de connaître un fort match], c’est certain qu’il était capable de dominer l'adversaire!»

Subban a-t-il piqué Crosby?

Pour revenir à Crosby, Dandenault est convaincu que les commentaires de P.K. Subban après le match no 3 ont piqué le numéro 87.

Les deux joueurs se sont chamaillés un bon moment derrière le filet de Matt Murray, vendredi, un comportement qui n’est pas habituel chez Crosby.

«En temps normal, ce n’est pas le style de Crosby de faire ça. Mais il a eu une occasion de l’intimider et il s’est dit ‘pourquoi pas‘!»

Je pense que ça l’a motivé. On l’a vu plus tard dans la partie. Crosby l’a regardé dans les yeux il a dit ‘peu importe ce que tu me fais, je m’en vais gagner la coupe’!»

Écoutez les commentaires de Mathieu Dandenault dans la vidéo, ci-dessus.