Pittsburgh - Nashville

Martin Bernard raconte l'histoire de Frédérick Gaudreau

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L’attaquant des Predators de Nashville Frédérick Gaudreau a été le capitaine d’une équipe dirigée par Martin Bernard à deux occasions et chaque fois, l’entraîneur n’a pas regretté son choix.

Le jeune homme originaire de Bromont a un parcours absolument invraisemblable marqué par une résilience à toute épreuve. Tout a commencé dès l'adolescence.

Gaudreau a évolué au niveau «BB» avant de passer à sa première saison d’éligibilité Midget AAA avec les Cantonniers de Magog.

«Il était petit, son coup de patin était correct, mais on voyait qu’il avait une bonne tête de hockey et de bonnes aptitudes avec la rondelle, alors il a joué avec nous à 16 ans plutôt qu’à 15 ans parce qu’il n’avait pas réussi à percer l’alignement», explique Bernard, aujourd'hui pilote du Drakkar de Baie-Comeau dans la LHJMQ.

À sa première saison, lors des séries éliminatoires, Gaudreau a subi une grave blessure au poignet. Sur son lit d’hôpital, le poignet reconstruit à l’aide de plaques et de vis, Gaudreau croyait bien ne plus jamais disputer une rencontre de hockey de sa vie.

«Il était démoli, se souvient son entraîneur. Mais à l’époque, la ligue avait passé un règlement qui permettait aux joueurs de 17 ans de jouer dans le circuit. Je lui ai dit qu’il allait revenir avec nous la saison suivante et qu’il serait le capitaine de notre équipe.»

La nouvelle a eu l’effet d’une guérison miracle sur Gaudreau. Plutôt que de revenir au jeu à la période des Fêtes comme le prévoyait sa réhabilitation, il était prêt pour le camp d’entraînement des Cantionniers.

Sa saison de 17 ans en fut une exceptionnelle au cours de laquelle il a pris de la confiance dans son jeu et a développé son leadership, si bien que les équipes de la LHJMQ faisaient la file pour l’inviter à leur prochain camp d’entraînement. Gaudreau, faut-il le rappeler, a été ignoré de toutes les équipes du circuit Courteau lors du repêchage.

Une recommandation importante

Après avoir choisi les Cataractes de Shawinigan comme destination, Gaudreau s’est illustré dès le camp d’entraînement. Des performances qui ont forcé son nouvel entraîneur Éric Veilleux à le garder avec l’équipe, à Shawinigan.

«À un moment donné, Éric Veilleux, que je connais bien, m’appelle. Il m’a dit qu’il ne comprenait pas. Que les autres équipes avaient dormi au gaz! Finalement, il l’a gardé dans l’équipe et il l’a utilisé dans plusieurs situations parce que c’est un joueur intelligent», explique-t-il.

Ironie du sort, quelques saisons plus tard, l’entraîneur s’est retrouvé derrière le banc des Cataractes avec un certain Frédérick Gaudreau comme leader dans son vestiaire.

Et aujourd’hui, les deux hommes entretiennent encore une excellente relation.

«Ce qu’on voit de lui actuellement, c’est le même jeune homme qui était avec nous avec les Cantonniers de Magog. C’est une bonne personne, quelqu’un qui a à cœur ses succès à lui, mais surtout ceux de l’équipe.»