Pittsburgh - Nashville

Les Predators ont-ils trouvé la faiblesse de Matthew Murray?

Agence QMI / Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

«T’as un trou dans ta mitaine...»

Qui ne se souvient pas de ce passage classique de «La Guerre des Tuques» entre les personnages de Sophie et Luc? Or, il semble que les Predators de Nashville aient voulu passer le même message à Matthew Murray.

Lors des deux matchs de la finale de la Coupe Stanley disputés à Nashville, les hommes de Peter Laviolette se sont fait un plaisir de déjouer le gardien des Penguins de Pittsburgh de ce côté.

Sur quatre des huit buts qu’il a accordés au cours de ces deux rencontres, Murray n’a pas été assez rapide pour gober la rondelle.

«Ce ne fut pas de grands matchs, mais je considère tout de même avoir bien joué, a indiqué Murray, mercredi, à la veille du cinquième affrontement de cette finale. J’ai le sentiment que si j’avais pu effectuer l’arrêt sur l’échappée [de Viktor Arvidsson], le résultat de la rencontre aurait pu être différent.»

Les Predators auraient-ils trouvé la faille de l’Américain parvenant ainsi à résoudre le mystère que les autres formations n’avaient pas réussi à élucider?

Même si c’était le cas, l’homme masqué de 23 ans n’a pas cru bon passer plus de temps que d’habitude à tenter d’améliorer ses réflexes au cours des derniers jours.

«Je travaille sur tous les aspects de mon jeu. S’ils veulent lancer du côté de la mitaine, qu’ils le fassent», s’est-il exclamé.

Fleury se mord les lèvres

La bonne nouvelle, c’est que les deux revers à Nashville étaient les premiers que Murray subissait de façon consécutive en séries éliminatoires depuis ses débuts dans la Ligue nationale.

Les statistiques parlent donc, une fois de plus, en faveur des Penguins.

«Matt est un gars compétitif. Il aime se retrouver dans ce genre de situation où il peut rebondir. Par le passé, il a prouvé qu’il savait le faire», a affirmé Sidney Crosby.

Murray semble avoir un plus grand capital de sympathie auprès de son entraîneur que Marc-André Fleury. Face aux Sénateurs d’Ottawa, le Québécois a été relégué au rôle de spectateur pour bien moins que cela. Comme si l’entraîneur des Penguins n’avait attendu qu’une défaillance de son vétéran pour envoyer Murray dans la mêlée.

«Mes chances [de jouer] sont pas mal à zéro. Je m’y attendais un peu. J’essaie simplement de rester prêt au cas où», a mentionné Fleury, prenant bien soin de peser chacun de ses mots.

«C’est toujours plus plaisant de jouer, c’est certain. Mais ce n’est pas le temps de faire des vagues. Je dois être un bon joueur d’équipe et penser à l’équipe en premier lieu», a-t-il ajouté, visiblement amer.

Attaque massive en déroute

Peu importe l’identité du gardien, si les Penguins ne sont pas en mesure d’être plus créatifs en attaque, il leur sera impossible d’obtenir les deux dernières victoires les séparant d’une cinquième coupe Stanley.

«On doit davantage appuyer nos défenseurs. Les Predators misent sur un échec-avant efficace et leurs défenseurs sont très actifs. Ils se joignent constamment à l’attaque. Si on peut jouer dans leur territoire, ça va nous aider», a déclaré Crosby.

Il faudrait commencer par l’attaque massive qui n’a inscrit qu’un seul but (à cinq contre trois) en 16 occasions depuis le début de cette finale. D’ailleurs, Sullivan et ses hommes ont passé plusieurs minutes à travailler ce volet lors de l’entraînement.

«Je crois qu’on a fait du bon travail à ce niveau dans le dernier match. Parfois, même s’il n’y a pas de but, le seul fait de gagner du rythme peut être bénéfique», a soutenu le capitaine.

Certes, ce ne fut pas le cas lors des deux dernières rencontres.