Pittsburgh - Nashville

Les comparses de Milwaukee font le travail

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Dans le vestiaire des Predators, Harry Zolnierczyk est celui qui connaît le mieux Frédérick Gaudreau. Il y a quelques mois, Zolnierczyk portait les couleurs des Admirals de Milwaukee, tout comme Gaudreau. Aujourd’hui, ils se retrouvent sur la plus grande scène possible du hockey avec une participation à la finale de la Coupe Stanley.

Quelques minutes après la victoire de 4-1 des Predators contre les Penguins lors du quatrième match de cette finale, Zolnierczyk a parlé assez longuement de celui qu’on surnomme maintenant
Freddy hockey.

«Je ne suis pas surpris du tout par son jeu, a mentionné l’Ontarien de 29 ans. Quand je jouais à Milwaukee avec lui, je parlais souvent à nos entraîneurs et je leur disais que je voulais jouer avec Freddy. J’adorais me retrouver au sein de son trio. Il fait plusieurs bons jeux sur la glace. Il a de bons instincts offensifs, mais il voit aussi très bien le jeu se dérouler. C’est exceptionnel de voir ce qu’il fait pour les Predators depuis qu’il a été inséré dans notre formation en finale de l’Ouest.»

«Je suis encore plus heureux de jouer avec lui pour une finale de la Coupe Stanley, a-t-il continué. C’est une belle histoire.»

Peter Laviolette a utilisé Gaudreau au centre de son quatrième trio en compagnie de Zolnierczyk et de Pierre-Alexandre Parenteau depuis le troisième match de cette série.

Fort mentalement

Avec trois buts en quatre matchs, Gaudreau représente le véritable conte de fées de cette finale. Le Bromontois de 24 ans s’assure toutefois de garder les deux pieds sur terre.

«Freddy est très fort mentalement, a expliqué Zolnierczyk. Je lui parlais souvent à l’extérieur de la patinoire et j’ai toujours admiré sa concentration et son dévouement pour le hockey. Il ne se laisse pas facilement distraire. Même s’il y a 50 000 personnes dans les rues de Broadway pour regarder nos matchs et que c’est la folie pour le hockey à Nashville, il n’est pas plus nerveux. Il reste dans le moment présent.»

«Devenir un meilleur joueur, ce n’est pas juste physiquement, c’est mental aussi, a renchéri Gaudreau. Quand tu as des embûches, t’en apprends beaucoup sur toi-même. Au bout du compte, c’est juste de rester positif. Je l’étais un peu avant, mais pas autant qu’en ce moment.»

Au Bridgestone Arena, Gaudreau est maintenant l’un des chouchous des partisans. Ils ont scandé des «Freddy, Freddy, Freddy» après son but en deuxième période contre Matthew Murray.

« C’est rare qu’on entende des chants pour un joueur en particulier, a rappelé Zolnierczyk. On s’y attend pour Pekka Rinne, Roman Josi ou P.K. Subban, mais moins pour un jeune joueur comme Freddy. Les partisans ne chantent pas son nom par hasard. Il marque de gros buts pour nous et c’est une façon de le remercier. Il a encore eu un match exceptionnel avec un deuxième but gagnant d’affilée.

«Je devrais lui donner mon casier dans notre vestiaire, a poursuivi celui qu’on appelle Harry Z. Je me sens pratiquement mal pour lui. Je devrais m’asseoir sur sa chaise. Je pourrais commencer à marquer des buts.»

En dix matchs depuis le début des séries, Zolnierczyk a obtenu trois points (1 but, 2 passes).

Un joueur intelligent

Roman Josi a également louangé le jeune Gaudreau.

«Freddy est incroyable, a dit le défenseur des Predators. Ce n’était pas facile pour lui. Il a eu une pause d’environ quatre semaines après son élimination dans la Ligue américaine avant de jouer un premier match pour nous en finale de l’Ouest. Il a joué le cinquième match contre les Ducks. Depuis ce temps, il n’a jamais arrêté de gagner en confiance.

«Il avait eu quelques rappels cette saison, il avait joué quelques matchs pour nous (neuf rencontres en saison), a continué Josi. J’ai toujours trouvé qu’il était bon. Je le trouvais surtout très fiable, il faisait les bons choix.»