Pittsburgh - Nashville

Gagner sans un premier centre

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Colton Sissons, Mike Fisher, Calle Jarnkrok et Frédérick Gaudreau. Les Predators n’ont pas de phénomène au centre, mais ils survivent en l’absence de leur meilleur joueur à cette position vitale, Ryan Johansen.

Blessé à une cuisse lors du quatrième match de la finale de l’Ouest contre les Ducks d’Anaheim, Johansen a dit adieu à ses séries de 2017 avec une période de convalescence de deux à trois mois.

Quand les Predators ont confirmé cette nouvelle, plusieurs analystes croyaient que l’équipe était pour s’effondrer. Mais ce ne fut pas le cas.

«S’il y avait un doute, nous l’avons chassé rapidement, a dit Sissons. Nous étions déçus de perdre Ryan, mais ça fait partie du hockey. Nous avons vu ça comme un défi. Sur une note personnelle, je savais que je devais trouver une façon d’élever mon jeu.»

Depuis la perte de Johansen, Sissons n’a pas déçu avec six points (4 buts, 2 passes) en six rencontres. Il a été le grand héros du sixième match face aux Ducks avec un tour du chapeau dans un gain de 6-3, une victoire qui propulsait l’équipe en finale.

En 58 matchs cette saison, Sissons n’avait obtenu que dix points (8 buts, 2 passes). Il a déjà surpassé son total de points après 20 rencontres en séries avec 12 (6 buts, 6 passes).

Une confiance généralisée

À l’image de Sissons, Mattias Ekholm insiste pour dire qu’il n’y a pas eu de moment de déprime après la blessure de Johansen.

«Je ne peux pas dire que nous doutions de nos chances, a dit le défenseur suédois. La finale de l’Ouest était à égalité 2-2 quand nous avons perdu Ryan. Nous partions pour un match à Anaheim. Nous avions déjà gagné sur la route contre les Ducks et nous croyions en nos chances de le refaire, même sans Johansen.»

«Freddy Gaudreau et Pontus Aberg ont rempli un rôle plus important, a poursuivi Ekholm. Je n’avais pas de doute qu’ils pouvaient faire le travail. Même s’ils n’avaient pas beaucoup d’expérience, je les avais vu jouer cette saison pour nous et je savais qu’ils étaient de bons joueurs. C’était une question de temps avant qu’ils percent notre formation.»

Un effort collectif

Encerclé par une dizaine de journalistes dans un corridor du Bridgestone Arena au lendemain de cette victoire de 4-1 et d’une égalité de 2-2 face aux Penguins, Pekka Rinne a également parlé du caractère et de la profondeur de son équipe.

«C’est notre force depuis le début des séries, a dit le Finlandais. Il y a toujours un joueur qui réussit à prendre la relève. Nos gars de Milwaukee ont eu un impact rapide. Je pense à Freddy Gaudreau. Il joue maintenant un rôle clé. Colton Sissons joue aussi du gros hockey.»

«Mais comme je l’ai dit souvent, tu ne peux jamais remplacer un joueur étoile facilement, a-t-il enchaîné. C’est un effort d’équipe. Ryan Johansen connaissait de très bonnes séries avant de se blesser. Très souvent, ça prend plus qu’un joueur pour remplacer un joueur aussi talentueux. Nous avons une mentalité d’équipe. Quand nous devons remplacer un gars, nous le faisons en équipe.»