Canadiens de Montréal

Une transaction bénéfique pour tout le monde, selon Guy Lafleur

Agence QMI / Dave Fontaine

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Reconnu pour son franc-parler, l’ancienne gloire du Canadien de Montréal Guy Lafleur croit que le défenseur des Predators de Nashville P.K. Subban est comme un poisson dans l’eau dans la capitale du country.

«C’est une ville où il y a de l’action, il est à la bonne place, a souligné l’ancien numéro 10 aux médias en marge de la remise annuelle des prix d’excellence et du mérite Guy-Lafleur. Il vend le hockey, c’est bon pour lui et c’est bon pour la ligue.»

Lafleur soutient que la transaction ayant impliqué Subban s’avère payante autant pour le Canadien que pour les Predators.

Voyez les déclarations de Guy Lafleur dans la vidéo ci-dessus, un reportage de Jean-Philippe Bertrand pour TVA Sports.

«C’est un bon échange pour lui, c’est un bon échange pour Nashville et en retour on a obtenu Shea Weber, et c’est bon pour le Canadien aussi, a-t-il dit. P.K. n’a pas marqué 50 buts. Il a participé aux succès de l’équipe, comme il l’a fait avec le Canadien dans le temps. Si Weber était resté là-bas, il serait en finale aussi.»

Contraste

Si Weber est reconnu pour son calme et son leadership, le numéro 76 se veut une bougie d’allumage pour les Predators.

«Je pense que P.K. essaie de jouer dans la tête de tous les joueurs des Penguins, et ç’a l’air de marcher!», a lancé Lafleur, qui est toutefois d’avis que les champions en titre soulèveront à nouveau le précieux trophée.

Subban a d’ailleurs confié après le match numéro 3 avoir reçu des commentaires de Sidney Crosby à propos de son haleine, ce que le capitaine des Penguins a démenti.

«Ça, c’est des enfantillages. On essaie de déconcentrer l’adversaire. À l’époque, ce n’était pas grand-chose. Les gars s’haïssaient tellement que l’on ne se parlait pas. Juste les yeux parlaient!», a-t-il expliqué, en riant.

Du mouvement?

Si le CH espère aspirer aux grands honneurs dans les années à venir, il peut s’inspirer des performances des Predators, qui étaient considérés comme négligés au premier tour contre les Blackhawks de Chicago. Il aura toutefois besoin de la contribution de ses gros canons, ce qui ne fut pas le cas cette année.

«On regarde Nashville, c’est l’équipe qui a amassé le moins de points parmi celles en séries, et là ils sont en finale. Ça prouve une chose : quand tu fais les séries, n’importe qui peut gagner la coupe Stanley», a expliqué le "Démon blond".

«Pour gagner des matchs, il faut que tu comptes des buts. Tu as beau avoir le meilleur gardien de la Ligue nationale, si tu ne marques pas, tu ne gagneras pas [...] Les gros joueurs (du Canadien) n’ont pas compté en séries et c’est l’une des raisons pourquoi ils ne se sont pas rendus loin.»

Le directeur général de la Sainte-Flanelle, Marc Bergevin, a un été chargé devant lui, mais Lafleur ne s’attend pas à une autre transaction monstre qui fera les manchettes pendant des mois.

«Il y a 31 équipes, tout le monde veut les joueurs de centre de premier plan, les meilleurs défenseurs et le meilleur gardien, ce n’est pas évident. Lorsque tu repêches, il faut que tu t’assures de faire les bons choix», a-t-il mentionné.