Pittsburgh - Nashville

Murray pourrait écrire l'histoire

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Déjoué cinq fois sur 33 tirs samedi, Matthew Murray a trébuché pour la première fois depuis qu’il est venu en relève à Marc-André Fleury, au cours du troisième match de la série face aux Sénateurs d’Ottawa. Néanmoins, le nom du gardien de 23 ans apparaît déjà sur la même ligne que certains grands gardiens de l’histoire.

La semaine dernière, il est devenu seulement le troisième gardien de la Ligue nationale de hockey (LNH) à remporter 20 de ses 28 premiers matchs éliminatoires. Jusque-là, Bill Durnan (de 1944 à 1948) et Patrick Roy (de 1986 à 1988) avaient été les seuls à y parvenir.

L’an dernier, il avait rejoint Ken Dryden (1971), Roy (1986), Cam Ward (2006) et Antti Niemi (2010) dans la colonne des seuls hommes masqués recrues à avoir mené leur formation aux grands honneurs.

Hainsey, une inspiration

L’athlète originaire de Thunder Bay pourrait maintenant écrire sa propre page d’histoire. Il ne manque que deux victoires aux Penguins de Pittsburgh pour lui permettre de devenir le tout premier gardien à soulever la coupe Stanley à deux reprises en tant que gardien recrue.

«Ça ne fait qu’une saison et demie que je suis dans la LNH et j’en suis déjà à une deuxième finale. Je me trouve tellement chanceux. Jamais je n’ai pensé que ça arriverait si rapidement», a déclaré Murray, avant le lancement des hostilités.

Murray n’a pas besoin de regarder bien loin pour comprendre à quel point la vie lui sourit jusqu’à maintenant dans sa carrière.

Dans le vestiaire des Penguins, à quelques pas à sa droite se trouve Ron Hainsey. Le défenseur a disputé 907 matchs de saison régulière avant d’avoir la chance, ce printemps, de vivre ses premières séries éliminatoires.

«Je suis conscient qu’il faut savourer le moment, car on ne sait jamais quand il va se représenter. Ron a dû patienter tellement longtemps. Je ne tiens rien pour acquis.»

La situation de Hainsey sert de motivation supplémentaire à Murray. Il aimerait bien que son coéquipier puisse échanger cette patience contre la présence de son nom sur le précieux trophée.

Flatté mais mal à l’aise

D’ailleurs, de tous les noms qui sont gravés sur la coupe Stanley, celui de Ken Dryden est probablement celui qui a la plus grande signification pour lui.

L’an dernier, les comparaisons n’ont pas tardé à surgir entre Murray et celui qui a aidé le Canadien à remporter six coupes Stanley dans les années 1970. Des comparaisons qui ont mis le jeune homme un peu mal à l’aise.

«Ken Dryden... Que mon nom ait été associé au sien l’an dernier n’était clairement pas mérité. Personne ne peut être Ken Dryden. Avoir mon nom sur la même coupe que le sien, c’est plaisant, mais je suis loin de lui arriver à la cheville.»