Pittsburgh - Nashville

Pierre-Alexandre Parenteau en uniforme

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Pierre-Alexandre Parenteau avait une expérience des séries à l’image des Predators de Nashville. Avant cette saison, Parenteau n’avait jamais réussi à se rendre plus loin que le deuxième tour des séries.

Les Predators ont cassé la glace ce printemps en se qualifiant pour une première fois pour la finale de l’Ouest et quelques jours plus tard pour la grande finale de la Coupe Stanley.

S’il n’a pas joué un rôle majeur en participant à seulement trois des 18 premières rencontres des siens, Parenteau aura l’occasion de regagner la confiance de Peter Laviolette. À la recherche de plus d’attaque, Laviolette misera sur Parenteau et sur Harry Zolnierczyk pour le troisième match de la finale à la place de Cody McLeod et de Vernon Fiddler.

«Je me sens bien, j’ai hâte de participer à ce match, a dit Parenteau à sa sortie de l’entraînement matinal au Bridgestone Arena. J’ai attendu longtemps pour obtenir ma chance. Je restais patient et je voulais maintenir la forme. On perd 2 à 0 dans la série, mais on ne joue pas du mauvais hockey. Si on peut éviter les périodes de cinq minutes où on donne trop de buts, on devrait être correct.»

«J’ai parlé un peu à Laviolette hier, a-t-il continué. Il a besoin d’un peu d’offensive. Il veut avoir quatre trios capables de marquer des buts. Je ne me sens pas trop rouillé. J’espère pouvoir aider l’équipe ce soir.»

Frédérick Gaudreau jouera au centre de Parenteau et de Zolnierczyk.

«Ça va être le fun, ça va parler français sur la glace, a mentionné Gaudreau. Il y a toujours une connexion spéciale entre Québécois. PA est tout un joueur de hockey. Il a beaucoup de talent. C’est un naturel, on le voit jouer, il a de bonnes mains. Les aptitudes naturelles, il les a toutes.»

Une saison difficile

À 34 ans, Parenteau réalisera un rêve de jeunesse en participant à une première rencontre en finale.

«Ça rend les choses encore plus spéciales, a-t-il dit. Et encore plus avec un match à la maison. Il y a un gros buzz à Nashville avec le hockey. Je suis bien content de jouer et de ne pas être dans les estrades.»

Acquis à la date limite des transactions le 1er mars dernier des Devils du New Jersey pour un choix de sixi;ème tour au repêchage de 2017, Parenteau n’a jamais eu le temps de trouver sa vitesse de croisière avec sa nouvelle équipe. Il n’a joué que huit rencontres en fin de saison, obtenant une seule passe. À sept reprises en fin d’année, il avait regardé ses coéquipiers de la passerelle de presse.

«C’était une drôle de saison, a reconnu l’ailier droit. En démarrant la saison, je ne m’attendais pas à me retrouver au ballottage par les Islanders. Pour l’échange, je savais qu’il y avait des chances que je parte du New Jersey. Ce n’est pas une année facile pour la famille. Ça fait trois mois que je suis à l’hôtel. Mais je ne peux pas me plaindre. On est au mois de juin et je joue en finale de la Coupe Stanley.»

En 59 rencontres avec les Devils, il a récolté 27 points (13 buts, 14 passes).

L’Europe, une option

Sans contrat à la fin de la saison, Parenteau explorera différentes options d’ici quelques semaines. Avec l’absence des joueurs de la LNH pour les Jeux olympiques de Pyeongchang en Corée du Sud, la possibilité de poursuivre sa carrière en Europe pourrait devenir plus attrayante.

«J’y pense un peu, a répliqué le sympathique attaquant. Si je pars en Europe, j’aurais une chance de jouer pour l’équipe canadienne aux Jeux olympiques. Oui, j’y ai pensé, mais ce n’est pas un objectif pour moi. Mon but est de rester dans la LNH. Je vais me concentrer sur les prochains jours. J’en aurai plein mon assiette.»

«Si je peux jouer une bonne fin de série, ça peut être bon pour moi, a-t-il enchaîné. J’aimerais ça rester à Nashville, mais je cherche surtout à avoir un contrat avec une équipe de la LNH.»