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Top 10 des séries

Top 10: les meilleurs gardiens en séries

Anthony Marcotte

Publié | Mis à jour

Présenté par 

Poursuivons nos Top 10 avec la position de gardien de but, certainement une position charnière dans les succès d'une équipe pour l'obtention de la coupe Stanley.

Vous vous rendrez compte à la lecture de notre palmarès que les gardiens de l'époque plus récente du hockey occupent presque toute la place. Pourquoi? Car ils sont meilleurs que jamais...

10) Henrik Lundqvist

«King Henrik» obtient le 10e rang de notre classement. Une position qui pourrait en surprendre plus d'un. Contrairement à une certaine croyance populaire, Lundqvist a toujours excellé en séries et s'il n'a toujours pas remporté le gros trophée, c'est bien souvent en raison d'une attaque incapable de lui fournir les buts nécessaires pour le conduire à la Coupe Stanley. Lundqvist revendique déjà 61 victoires en carrière dans les séries, mais c'est surtout sa moyenne de 2,26 buts alloués par match qui est impressionnante. Il est plus dur de plaider en faveur de la cause de Lundqvist tant qu'il n'aura pas gagné la Coupe. Réussira-t-il à le faire avec les meilleures années de sa carrière visiblement déjà derrière lui? Ça reste à voir.

9) Chris Osgood

Un autre choix qui peut sembler surprenant mais en s'arrêtant sur les performances d'Osgood dans les séries, ça nous semble très évident. D'abord, l'Albertain a son nom gravé sur la Coupe Stanley à trois reprises, dont deux comme gardien partant. S'il avait dû laisser la majorité des départs à Mike Vernon lors de la conquête des Red Wings en 1997, c'est lui qui avait remporté la deuxième coupe de suite l'année suivante. Après un passage mitigé chez les Islanders puis les Blues, Osgood est revenu en force chez les Wings au milieu des années 2000, conduisant la troupe de Mike Babcock en finale à deux occasions, dont lors de la conquête de 2008 où Osgood fut un candidat sérieux au trophée Conn Smythe avec sa fiche de 14-4 et sa moyenne de 1,55. Il était devenu le 4e gardien de l'histoire à amorcer une série finale avec deux jeux blancs. En carrière, Osgood a remporté 74 matchs de séries avec une excellente moyenne de 2,09.

8) Dominik Hasek

Le «Dominator» a toujours été reconnu pour ses excellentes performances en saison régulière, peut-être un peu moins dans les séries. Très souvent mal appuyé par une équipe en deçà des standards à Buffalo, Hasek a finalement eu la chance de lever la Coupe en 2002 dans l'uniforme des Red Wings. Ses performances exceptionnelles dans ces séries lui avaient permis d'établir une nouvelle marque de la LNH avec six jeux blancs, une marque battue l'année suivante par Martin Brodeur. Hasek a de nouveau écrit son nom sur la Coupe Stanley en 2008 alors que Osgood avait obtenu la majorité des départs. Le gardien tchèque n'a remporté que 48 matchs en carrière dans les séries, mais sa moyenne de 2,02 buts alloués par match est exceptionnelle.

7) Ed Belfour

À la rédaction de ce top 10, on se rend compte que dans les positions 9 à 7, il y a une chaîne intéressante qui se forme entre les trois gardiens. D'abord, l'excellente relation entre Osgood et Hasek, puis la relation acrimonieuse entre Hasek et Belfour! Souvenons-nous de la rivalité entre les deux hommes qui avait mené à l'échange de Hasek des Blackhawks aux Sabres en 1992. Par la suite, Belfour et Hasek ont remis ça l'un contre l'autre en finale de 1999 entre les Stars de Belfour et les Sabres de Hasek. Ce fut d'ailleurs le seul championnat de la carrière de Belfour. Sa fiche en séries est exceptionnelle. Il se retrouve au 4e rang pour le nombre de victoires avec 88 agrémenté d'une excellente moyenne de buts alloués se chiffrant à 2,17. Après son passage à Dallas, Belfour s'est retrouvé à Toronto où il a conduit les Leafs à deux présences en séries, un exploit en soi.

6) Billy Smith

Quand un gardien remporte 4 championnats en carrière, de suite de surcroit, on ne peut pas faire autrement que de lui conférer une place avantageuse dans notre classement. Smith était l'homme de confiance d'Al Arbour lors des quatre conquêtes de suite des Islanders de New York dans les années 1980. On lui pardonnera sa moyenne de 2,73 en séries puisqu'il se marquait beaucoup plus de buts à cette époque. Tout comme Belfour, Smith a remporté 88 matchs au printemps, bon pour une égalité au 4e rang de l'histoire. Réputé pour son fort caractère, Smith ne s'en laissait pas imposer, disons-le. Gagne ou perd, Smith refusait systématiquement de serrer la main de ses adversaires comme le veut la tradition. Il était un compétiteur dans l'âme et un des meilleurs gardiens de l'histoire quand c'était le temps de performer.

5) Jacques Plante

On peut parler de Jacques Plante comme l'un des plus grands «inventeurs» de l'histoire du hockey. Si Patrick Roy, avec l'aide de son mentor François Allaire, a révolutionné la position de gardien avec son style papillon, Plante lui a décidé de se protéger contre les tirs au visage en étant le premier à porter un masque. Il a été aussi un des premiers à se risquer à sortir de son filet pour appuyer ses défenseurs pour relancer l'attaque. Gagnant de six championnats, tous à Montréal, dont 5 de suite de 1956 à 1960, Plante a été le plus grand gardien de but de son époque. Il revendique 71 victoires en séries en carrière en l'espace de seulement 112 matchs, soit un excellent ratio de victoires en séries de ,663%.

4) Grant Fuhr

Entendons-nous sur une chose : Grant Fuhr ne fait pas partie des cinq plus grands gardiens à avoir enfilé les grosses jambières dans la LNH. Toutefois, un brillant gardien en saison régulière n'est pas nécessairement relié aux succès lors des séries éliminatoires. Dans le cas de Grant Fuhr, il a eu la chance de débuter sa carrière en plein dans la glorieuse époque des Oilers d'Edmonton. Plus souvent qu'autrement, Fuhr donnait sa part de buts mais quand c'était le temps de se lever, il était en mesure de réussir les gros arrêts. Ses cinq conquêtes de la Coupe Stanley font de lui un incontournable, tout comme ses 92 victoires en carrière au printemps bon pour le 3e rang de l'histoire à ce chapitre.

3) Ken Dryden

Il serait surprenant qu'un exploit bien particulier de Ken Dryden soit un jour égalé. L'ancien grand gardien des Canadiens a été le seul à remporter le trophée Conn Smythe remis au joueur par excellence des séries éliminatoires puis remporter le titre de recrue de l'année lors de la saison suivante. Comment a-t-il pu réussir pareil tour de force? En se faisant connaître précisément lors des séries éliminatoires de 1971 quand il a conduit contre toute attente le Tricolore à la conquête de la Coupe Stanley. Dryden, c'est 80 victoires en seulement 112 matchs de séries éliminatoires, bon pour un incroyable ratio de 71% de victoires en séries. Qui sait? S'il avait joué plus que sept saisons complètes dans la LNH, serait-il devenu le plus grand gardien de but de tous les temps? On peut se poser la question.

2) Martin Brodeur

Brodeur est un autre gardien auteur de prouesses pratiquement inégalées dans l'histoire de la LNH. Plusieurs de ses records établis tiennent toujours d'ailleurs et ne sont pas près d'être battus. Gagnant de la Coupe Stanley à trois reprises, dont la première en 1995 à seulement sa deuxième saison complète dans la LNH, le Québécois était la pierre d'assise d'une véritable puissance au New Jersey du milieu des années 1990 au milieu des années 2000. Au deuxième rang derrière Patrick Roy dans plusieurs catégories (Nombre de parties jouées, victoires et le nombre de minutes jouées) des séries éliminatoires, Brodeur n'a pas grand-chose à envier à personne. Il arrive devant Roy au chapitre de la moyenne, du taux d'efficacité et des jeux blancs en carrière lors des séries. Mais puisqu'il fallait faire un choix...

1) Patrick Roy

Quand on nomme son nom, on pense immédiatement à ses prouesses en séries éliminatoires. Le fait aussi qu'il ait mené deux équipes différentes à deux conquêtes chacune de la Coupe Stanley joue aussi en sa faveur. Roy en séries, c'est une quantité effarante de moments mémorables. On pense à 1986 lors de son incroyable performance au Madison Square Garden de New York face aux Rangers. Une performance de 44 arrêts, dont 14 seulement en prolongation lors d'une victoire des Canadiens. On se souvient aussi du clin d'œil à Tomas Sandstrom en 1993 en route vers la Coupe Stanley face aux Kings. Roy, la même année, allait remporter 11 matchs de suite en prolongation. Le «roi» Patrick va disputer un incroyable total de 247 parties de séries éliminatoires, un record qui n'est pas près d'être battu. Il arrive aussi facilement au 1er rang pour le nombre de victoires avec 151.