Pittsburgh - Nashville

Subban persiste et signe

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Mark Messier avait déjà cinq bagues de la Coupe Stanley, les cinq avec les Oilers d’Edmonton, quand il a promis une victoire des Rangers de New York pour le sixième match de la finale de l’Association de l’Est avec un retard de 3-2 contre les Devils du New Jersey.

Messier avait tenu sa promesse en obtenant un tour du chapeau lors de la sixième rencontre dans un gain de 4-2 des Blue Shirts face aux Devils. Au septième match, Stéphane Matteau avait conduit les Rangers à la grande danse en marquant le but gagnant en deuxième période de prolongation, une victoire de 2-1.

Quelques jours plus tard, Messier et les Rangers avaient bu du champagne dans la coupe Stanley en éliminant Pavel Bure et les Canucks de Vancouver en sept rencontres.

On est encore loin de revivre une autre histoire à la Messier. Mais Subban a imité l’ancien capitaine des Rangers en prédisant une victoire pour le troisième match de la finale contre les Penguins de Pittsburgh. Subban l’a dit une première fois dans le vestiaire de l’équipe adverse au PPG Paints Arena après un revers de 4-1 dans le deuxième match. Il l’a répété dès le lendemain à Nashville et il a tenu le même discours à la veille de la troisième rencontre.

« J’ai dit que nous gagnerons le match, je le crois et c’est tout », a martelé Subban encerclé par une meute de journalistes.

« Si tu places un micro devant mon visage et que tu me poses une question, je vais dire ce que je pense, a poursuivi le numéro 76. Si je dis que je ne veux pas parler, je me retrouve dans le pétrin avec la LNH. J’ai dit la vérité. Je dirai toujours ce que je ressens. Et j’ai le sentiment que notre équipe sera la meilleure sur la glace pour la prochaine rencontre. Nous pouvons battre cette équipe. Il n’y a pas de doute. Nous avons confiance en nos moyens. »

Pas si rare

Subban refuse de voir cette déclaration comme une pression additionnelle sur ses épaules.

« Je ne vois pas ça comme une pression supplémentaire, a-t-il répliqué. Je joue en finale de la Coupe Stanley. Je réalise un rêve d’enfance. Je veux en profiter et avoir du plaisir. »

Dans un univers conservateur comme celui du hockey, Subban a toujours détonné. Quand on lui a rappelé que c’était rare de voir un joueur y aller d’une telle prédiction, il a hoché la tête.

« Pourquoi est-ce que c’est rare ? Je ne comprends pas pourquoi, a-t-il répliqué. Je sais que nous l’avons déjà fait dans le passé. Quand nous sommes à notre sommet, il n’y a aucune équipe qui peut nous battre dans cette ligue. Nous l’avons montré depuis le début des séries. J’ai confiance en notre équipe. Vous savez quoi? Ça commencera avec des joueurs comme moi. Je devrai être à mon mieux lors de la prochaine rencontre. Je dois élever mon jeu. Je sais que je peux faire mieux. Collectivement, nous devrons être meilleurs, mais aussi individuellement. »

Le signe d’un meneur

Dans le vestiaire des Predators, Roman Josi a hésité un peu et s’il s’est mordu les lèvres avant d’offrir son opinion sur les propos de Subban.

« Ça démontre qu’il est un bon meneur, a finalement dit le Suisse. Il a une voix importante au sein de notre équipe. Il veut gagner. Il est bon depuis le début des séries, il fait les bonnes choses sur la patinoire. »

À l’image de Josi, Ryan Ellis n’en faisait pas une trop grosse histoire.

« Je ne veux pas manquer de respect, mais beaucoup de choses dites dans les médias rentrent par une oreille et sortent de l’autre, a souligné Ellis.

Ça importe peu ce qui se dit à l’extérieur, que l’on dise qu’on est la meilleure ou la pire équipe. C’est un commentaire audacieux et on sait que P.K. est une personne audacieuse. Peu importe ce qui se dit, on sait qu’on n’a pas le choix de gagner ce match. »

Avec un retard de 0-2 dans cette finale, c’est vrai que les Predators n’ont pas le choix de gagner la prochaine rencontre.