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Pittsburgh - Nashville

Le hockey, tout un «party» à Nashville

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En retard 2-0 dans la finale qui les oppose aux Penguins de Pittsburgh, les Predators de Nashville sont rentrés à la maison avec l’espoir que l’énergie de leurs bruyants partisans leur permettra de faire tourner la série en leur faveur.

Depuis le début des matchs éliminatoires, la troupe de Peter Laviolette n’a subi qu’un seul échec en huit rencontres au Bridgestone Arena. Un revers encaissé en prolongation face aux Ducks d’Anaheim.

«On peut certainement s’encourager avec ça, a indiqué Ryan Ellis dans les instants suivant la défaite de mercredi soir. On s’est placé dans une situation difficile, mais on aime jouer devant nos partisans. Ils sont en or. Leur soutien est indéniable.»

«On retourne à la maison avec beaucoup de confiance», a ajouté James Neal sur le même sujet.

Parenteau n’en revient pas

Des amateurs qui détruisent une automobile aux couleurs de l’équipe ennemie à coups de masse; une foule qui montre du doigt le gardien adverse en lui criant «Tout est de ta faute» chaque fois qu’il accorde un but; des citoyens qui envahissent les rues après chaque victoire de leurs favoris. Non, les habitants de Smashville ne font pas les choses à moitié.

«Je savais que c’était une ville qui soutenait énormément son équipe, mais à ce point-là, non.»

Échangé des Devils du New Jersey aux Predators à la date limite des transactions, Pierre-Alexandre Parenteau n’a disputé que huit matchs de saison régulière avec sa nouvelle formation.

Relégué la plupart du temps au rôle de spectateur depuis le début des séries éliminatoires, il est à même de constater pleinement l’enthousiasme des spectateurs.

«C’est l’édifice le plus bruyant que j’ai vu. C’est écœurant!», a-t-il assuré lorsque rencontré avant le début de cette finale.

Poile, agent de voyage

Vous en doutez? David Poile vous invite à aller voir par vous-même.

«Venez à Nashville et vous verrez. Nashville est la ville américaine par excellence pour le divertissement musical, et maintenant pour le hockey. Notre édifice est le plus bruyant», a lancé l’homme de hockey, seul directeur général de l’histoire de la concession.

«Je ne travaille pas pour la chambre de commerce, mais je vous le dis. Vous ne regretterez jamais de venir assister à un match de hockey à Nashville», a-t-il ajouté.

Il faut dire que l’emplacement du Bridgestone Arena, situé au cœur du centre-ville, a de quoi rehausser l’expérience.

«J’ai toujours aimé la musique country, alors je comprends pourquoi l’emplacement de l’amphithéâtre y est pour quelque chose, a expliqué Neal, lors de la journée dédiée aux médias. Les amateurs peuvent passer l’après-midi sur Broadway, où il y a tous les bars et les orchestres, et se pointer à l’aréna, tout juste au bout de la rue, pour le match. C’est incroyable.»

Hornqvist se souvient

Acquis dans la transaction qui a fait passer Neal de Pittsburgh à Nashville, Patric Hornqvist soutient que la capitale du country mérite de voir son équipe de hockey se rendre aussi loin.

«Je suis heureux pour la ville de Nashville. C’est une ville grandiose. J’ai adoré y jouer. L’ambiance ne me surprend pas. Il y a toujours eu de bons partisans», a-t-il souligné.

«J’ai beaucoup de bons souvenirs de Nashville. Ma fille est née là-bas. C’est l’organisation qui m’a donné ma première chance de jouer dans la Ligue nationale», a-t-il poursuivi.

Hornqvist, dernier choix (230e) du repêchage de 2005, a disputé cinq saisons et demie sous les ordres de Barry Trotz avant de devoir plier bagage au cours de l’été 2014.