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Crédit : PHOTO COURTOISIE/MARDIS CYCLISTES DE LACHINE

Cyclisme

Un dernier tour de piste pour Joseph «Tino» Rossi

Publié | Mis à jour

Comme un parent qui doit un jour laisser son enfant voler de ses propres ailes, le directeur général et fondateur des Mardis cyclistes de Lachine Joseph «Tino» Rossi devra bientôt dire au revoir à l’événement qu’il a lui-même mis au monde.

La 40e édition des Mardis cyclistes de Lachine sera un dernier tour de piste pour l’homme de 77 ans qui a pris la décision de laisser les propriétaires de Cycle Néron, les frères Jean-François et Marc Néron, prendre la relève.

Malgré l’excitation d’une nouvelle saison qui se mettra en branle le 6 juin, ce sont des sentiments partagés qui habitaient M. Rossi lors de la conférence de presse annuelle lançant les activités.

«Malgré qu’aujourd’hui soit un moment plaisant, il y a également de la tristesse, a avoué l’homme qui a dédié une bonne partie de sa vie à l’organisation et à la promotion de cet événement. J’espère n’avoir rien oublié lors des 40 dernières années. J’espère sincèrement que ce que j’ai mis en application, ça a apporté quelque chose de bien à notre société.»

Lors de la première course en 1978, sept cyclistes ont pris le départ. Depuis ce jour, bien des choses ont changé et des athlètes comme Hugo Houle et Antoine Duchesne, qui connaissent de magnifiques carrières en cyclisme, sont passés par Lachine.

«Je crois que je laisse les Mardis cyclistes dans une structure très solide, sans aucune faille, a humblement admis le coloré fondateur. J’ai énormément confiance au fait que les frères Néron pourront poursuivre cette tradition.»

Une année de célébrations

En plus du 375e anniversaire de Montréal et du 350e anniversaire de l’arrondissement de Lachine, l’événement cycliste fêtera cette année sa 40e année d’existence. Pour l’occasion, c’est le maire de Montréal Denis Coderre qui agit en tant que président d’honneur.

«On a un magnifique partenariat dans lequel le milieu des affaires, sportif, institutionnel et politique se donne la main, mais pour que ça arrive, on a besoin d’une bougie d’allumage et c’est ce que Tino a fait. Il est une inspiration et il n’a pas peur de foncer. Son dévouement et sa détermination ont fait une différence dans la vie des gens.»

Un record à portée de main sur la piste

L’an passé, Jean-François Laroche a remporté son sixième titre de la Coupe Élite-Pro pour rejoindre Yannick Cojan pour le plus grand nombre de victoires en carrière.

«Si je devais l’emporter, je crois qu’il s’agirait de ma dernière année, a déclaré celui qui travaille comme avocat en plus de sa participation hebdomadaire à la course. Ça fait 12 ans qu’on fait ça et je serais content de partir avec le record.»

S’il a avoué que les Mardis Cyclistes sont la raison pour laquelle il pratique toujours le vélo, Laroche a également tenu à souligner l’ambiance et l’esprit de camaraderie qui règne entre les participants.

«La raison pour laquelle on vient ici, c’est parce que c’est le party. On fait une course super intense et après on se rejoint en dessous de la tente et on prend de la bière! Gagne ou perd, on y va!»