Pittsburgh - Nashville

Pekka Rinne s'en veut

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Pendant exactement 37 minutes, lundi, les Predators de Nashville ont empêché les Penguins de Pittsburgh de décocher le moindre tir au but.

Pendant près de deux périodes complètes, de la fin du premier engagement à la dernière portion du troisième, P.K. Subban et ses coéquipiers ont contrôlé la rondelle à leur guise.

Pourtant, lorsque la sirène a sonné, indiquant la fin des 60 minutes de jeu, ce sont les favoris locaux qui ont quitté la surface de jeu avec la première victoire de cette finale de la Coupe Stanley.

«C’est décevant. La façon dont nous avons joué importe peu. Nous tirons maintenant de l’arrière dans cette série», a déclaré Mike Fisher à son retour au vestiaire.

«On doit revenir plus fort, jouer mieux défensivement et venir en aide à Peks [Pekka Rinne]», a ajouté le capitaine.

Le gardien finlandais a fait face à 11 tirs, dont aucun en deuxième période. Fisher a beau blâmer le jeu défensif de sa formation, il sera difficile de faire mieux.

«Il y a beaucoup de positif à tirer de cette rencontre, mais personnellement, je dois faire un meilleur travail», a déclaré Rinne, sans grande surprise.

Subban demeure positif

Malgré cette difficile sortie, Peter Laviolette a réitéré sa confiance en son gardien.

«On n’a aucun doute sur ce qu’il peut faire. Il est la pierre d’assise de cette équipe», a soutenu l’entraîneur des Predators.

À l’inverse de son capitaine, Subban a refusé de voir simplement le côté négatif de cette rencontre.

«C’est bien évident qu’il y a des aspects de notre jeu à améliorer. Notre jeu de transition, par exemple. Cependant, nous sommes parvenus à combler un déficit de trois buts face aux champions de la Coupe Stanley. C’est assurément un point sur lequel nous pouvons bâtir», a insisté le défenseur, utilisé pendant près de 23 minutes.

«Si on joue de cette façon, tout en s’assurant d’éviter les quelques erreurs que nous avons commises, j’aime nos chances», a-t-il continué.

Premier but de Gaudreau

Avant que Jake Guentzel ne touche la cible sur le premier tir des Penguins en 37 minutes, Frédérick Gaudreau avait permis aux siens de compléter leur remontée en faisant scintiller la lumière rouge pour la première fois depuis son arrivée dans la Ligue nationale.

Le Bromontois n’avait pas touché la cible à ses neuf matchs de saison régulière. Le moment ne pouvait être mieux choisi, puisque ses parents assistaient en personne, pour la première fois, à un match de leur fils dans le circuit Bettman.

«Je venais de sortir du banc. Austin [Watson] a fait tout un travail derrière le filet pour garder la possession de la rondelle, a décrit l’attaquant de 24 ans. C’était un bon "timing" pour mon premier but, mais je l’échangerais pour une victoire n’importe quand.»