Pittsburgh - Nashville

Kristopher Letang prend du mieux

Publié | Mis à jour

Limité au rôle de spectateur en raison d’une hernie discale, Kristopher Letang passe les matchs à encourager ses coéquipiers, à les conseiller et à taper sur le gros nerf de Mario Lemieux.

«Je regarde les matchs dans la suite de Mario et Nathalie. Je suis certain que les gens qui sont assis à côté de moi n’apprécient pas trop ma présence. Je suis un peu trop excité. Je n’arrête pas de crier.»

Au lendemain de cette première victoire des Penguins de Pittsburgh face aux Predators de Nashville en finale de la Coupe Stanley, le défenseur québécois est venu faire un rare brin de jasette avec les membres des médias, mardi.

Opéré au cou au début du mois d’avril, il en a profité pour faire le point sur son état de santé.

«Ma réadaptation se passe très bien. J’ai commencé à m’entraîner et à faire des exercices en dehors de la patinoire», a-t-il indiqué.

L’arrière de 30 ans a expliqué qu’il avait bon espoir d’obtenir le feu vert complet des médecins lors de son prochain rendez-vous, prévu dans quelques semaines.

«J’espère sauter sur la glace dans un avenir très rapproché. Cela dit, j’ai déjà enfilé mes patins à quelques reprises», a-t-il admis, à la surprise de tous.

«Je n’étais pas sur la patinoire, mais tout près», a-t-il ajouté, sourire en coin.

Déçu pour Fleury

Malgré l’absence de son général, la brigade défensive des Penguins s’est fort bien tirée d’affaire depuis le début des séries éliminatoires.

Letang soutient cette tenue a été rendue possible grâce à l’implication de chacun des membres de cette unité.

«Ce n’est pas un groupe de défenseurs flamboyants. Ce sont des gars qui s’attardent aux petits détails et qui acceptent de se sacrifier, a-t-il décrit. C’est un groupe tissé serré. Chacun des gars veut jouer pour celui d’à côté.»

Une camaraderie que Letang assure constater entre les gardiens Matthew Murray et Marc-André Fleury.

«Les deux se soutiennent et s’apprécient, a-t-il affirmé. Mais c’est difficile. Marc-André est un grand ami à moi. L’an dernier, ça n’a pas été plaisant pour lui de regarder notre parcours, mais cette année, il a pu contribuer. Il a fait faire un bon bout de chemin à notre équipe en séries éliminatoires.»

Une leçon pour Nathan Beaulieu

Le printemps dernier, Letang avait été un rouage important dans la conquête des Penguins. Il aurait peut-être même dû graver son nom sur le trophée Conn-Smythe.

Si, cette fois, il n’est pas en mesure d’aider sa formation grâce à ses savantes passes, il utilise sa vision du jeu à d’autres fins.

«Le jeu paraît plus lent d’en haut. Tu réalises des choses que tu ne vois pas vraiment lorsque tu te situes au niveau de la glace. Parfois, j’envoie des micromessages ou je descends dans le vestiaire. Je regarde avec les gars certains détails qu’on pourrait utiliser, a-t-il souligné. Il y a toujours moyen d’apprendre et de s’améliorer quand tu es dans les estrades.»

On espère que Nathan Beaulieu prend des notes.