Pittsburgh - Nashville

Jake Guentzel gâche la remontée des Predators

Jean-François Chaumont / Le Journal de Montréal

Publié | Mis à jour

Les Penguins de Pittsburgh n’ont pas joué un match grandiose avec seulement 12 tirs, mais ils ont réussi leur principale mission. À ce premier match de la finale de la Coupe Stanley, la bande à Sidney Crosby a triomphé des Predators de Nashville 5-3, lundi, au PPG Paints Arena.

La rencontre était diffusée en direct à TVA Sports.

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Incapables de décocher un seul tir en direction de Pekka Rinne pour près de 37 minutes en deuxième et troisième périodes, les Penguins ont freiné leur léthargie de la meilleure des façons. Jake Guentzel n’a pas juste trouvé une façon d’atteindre Rinne, il l’a déjoué alors qu’il restait un peu moins de quatre minutes en troisième période.

Guentzel, qui se retrouvait à l’aile du quatrième trio des Penguins, a marqué son 10e but des séries et son quatrième but décisif. L’ailier recrue n’avait pas obtenu de but à ses huit dernières rencontres.

Nick Bonino a anéanti les espoirs d’un retour des Predators en inscrivant son deuxième but de la rencontre dans un filet désert.

Même s’ils n’ont obtenu que quatre petits tirs pour les deux dernières périodes, les Penguins ont trouvé une façon de remporter ce match. Mais ils ont eu peur. Très peur.

Menés 3-0 après 20 minutes, les Predators ont montré beaucoup de caractère pour revenir à égalité 3 à 3. Le Québécois Frédérick Gaudreau avait nivelé la marque à 13 min 29 s de la troisième. À son troisième match en séries, Gaudreau a marqué son premier but dans la LNH. En neuf matchs cette saison, Gaudreau n’avait pas touché la cible une seule fois. Ryan Ellis et Colton Sissons ont marqué les autres buts des visiteurs, les deux fois en supériorité numérique.

Un but refusé

À deux heures de l’ouverture de cette finale, Gary Bettman rappelait qu’il aimait le règlement d’une contestation des entraîneurs pour refuser un but après un hors-jeu.

«Nous avons la technologie pour y aller de la bonne décision et ça nous permet d’appliquer les règlements à la lettre», avait dit le commissaire.

Peter Laviolette ne doit pas partager le même sentiment. En première période, Mike Sullivan a gagné sa contestation après un hors-jeu de Filip Forsberg quelques secondes avant un but de P.K. Subban. Forsberg avait un patin dans les airs au-dessus de la ligne bleue quand il a saisi la rondelle. Il devançait la rondelle d’environ un centimètre.

On dit souvent que la victoire ou la défaite se joue souvent par un petit centimètre. Dans le camp des Predators, le but refusé à Subban a fait très mal. Les Penguins ont répliqué avec trois buts en moins de quatre minutes en fin de première période.

Evgeni Malkin, Conor Sheary et Bonino ont tour à tour déjoué Rinne. Pour ajouter aux malheurs des Predators, Crosby a donné un vilain coup d’épaule à Mattias Ekholm tout juste avant le but de Malkin. Subban et Ekholm ont immédiatement protesté, mais Wes McCauley et Brad Meier n’ont jamais levé le bras.

Aucun tir en deuxième

Les Predators ont tout fait pour renverser la vapeur en deuxième période. Ils ont regagné en confiance après le lancer par un partisan d’une barbotte sur la patinoire, comme c’est la tradition au Bridgestone Arena de Nashville.

Si la barbotte devait porter chance aux Predators, c’était la bonne stratégie. Ryan Ellia a redonné espoir aux siens en battant Matt Murray d’une puissante frappe en supériorité numérique. Subban a obtenu une passe sur ce jeu.

Sur le plan défensif, les Preds ont empêché les Penguins de décocher un seul tir au filet pour toute la deuxième période. Mais ce n’était pas suffisant pour l’emporter.