30th anniversary first Stanley Cup

Crédit : Edmonton Sun/QMI Agency

Top 10 des séries

Top 10: les meilleurs défenseurs en éliminatoires

Anthony Marcotte

Publié | Mis à jour

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La défensive gagne des championnats, certains disent. Il faut croire que ces grands penseurs du hockey disaient vrai. Rares ont été les équipes à avoir soulevé le trophée de Lord Stanley au bout des bras sans miser sur au moins un défenseur de premier plan capable de prendre plusieurs grosses minutes sur la patinoire.

Aucun doute dans notre esprit, les dix forces de la nature qui se retrouvent dans notre palmarès ont marqué l'histoire des séries éliminatoires de la LNH.

10) Brian Leetch

Nous conférons le 10e rang de notre palmarès à l'un des meilleurs patineurs américains de l'histoire du hockey. Brian Leetch a joué 18 saisons complètes dans la LNH, dont les meilleures de sa carrière sous les couleurs des Rangers de New York. Peu de gens de se souviennent que Leetch avait été le récipiendaire du trophée Conn Smythe remis au joueur par excellence des séries lors de la conquête des Rangers en 1994. D'ailleurs, Leetch avait été le premier joueur américain à remporter ce trophée avant que Tim Thomas ne fasse la même chose en 2011. Leetch en séries, c'est 97 points en seulement 95 matchs. Un joueur capable du meilleur aux moments les plus importants.

9) Chris Chelios

Il sera très dur de déloger Chris Chelios sur le plan de la longévité dans la LNH. Véritable force de la nature, le défenseur américain est un gagnant de trois coupes Stanley (une à Montréal, deux à Detroit) et a disputé un grand total de 266 matchs en séries d'après-saison, un record de la LNH. Chelios ne s'en laissait pas imposer non plus puisqu'il a passé 423 minutes au banc des pénalités uniquement en séries éliminatoires. En fin de carrière, Chelios fut un excellent mentor pour les jeunes Red Wings avec lesquels il gagna le championnat à deux occasions. Pour sa longévité et les records qu'il risque de garder pour toujours, Chelios mérite amplement sa place dans notre Top 10.

8) Larry Murphy

Murphy fait partie sans l'ombre d'un doute des joueurs les plus sous-estimés de toute l'histoire de la Ligue nationale. Il faut consulter ses statistiques pour se rendre compte à quel point il a été un joueur dominant et fiable, particulièrement au printemps. En 215 matchs de séries éliminatoires, Murphy a inscrit 152 points tout en montrant un excellent différentiel de +29. D'abord le mal-aimé à Toronto pour les insuccès de l'équipe, Murphy s'est retrouvé chez les Red Wings où il allait connaître les meilleures saisons de sa carrière et soulever la Coupe Stanley à deux reprises en 1997 et 1998. Il avait préalablement gagné le championnat en 1991 et 1992 chez les Penguins de Pittsburgh. Il est le seul joueur à avoir soulevé la coupe à quatre reprises lors de la décennie 1990.

7) Larry Robinson

De Larry Murphy on passe à Larry Robinson! Le grand Larry était un pilier sur qui on pouvait compter dans les séries éliminatoires. Réputé pour son puissant tir frappé et ses puissantes mises en échec, Robinson arrive au 8e rang pour les points chez les défenseurs en séries éliminatoires, soit 144 en 227 matchs. Le «Big Three» composé de Robinson, Guy Lapointe et Serge Savard a aidé les Canadiens à gagner six coupes Stanley entre 1973 et 1986. C'était cependant autour de Robinson qu'on fondait le plus d'espoir pour produire en attaque. Sa mise en échec aux dépens de Gary Dornhoefer des Flyers en 1976 a fait légende puisque la bande était littéralement sortie de ses gonds! On s'imagine à peine la douleur qu'a dû subir le pauvre Dornhoefer...

6) Al MacInnis

Si Robinson était réputé pour ses percutantes mises en échec, Al MacInnis lui faisait trembler tous les joueurs sur la glace avec son puissant tir frappé, probablement le meilleur de l'histoire du hockey. MacInnis, c'était bien plus qu'une démonstration de force lors des matchs des étoiles, il était bien capable de l'utiliser à bon escient en phase de jeu. MacInnis arrive au 5e rang dans l'histoire de la Ligue nationale pour les points chez les défenseurs en séries avec 160 en 177 matchs de séries. Gagnant de la Coupe Stanley chez les Flames de Calgary en 1989 face aux Canadiens, MacInnis avait aussi été le récipiendaire du trophée Conn Smythe la même année. Pendant ce parcours légendaire, MacInnis avait récolté un total de 31 points! Il était devenu le premier défenseur à terminer au sommet des pointeurs en séries. De plus, sa séquence de 17 matchs avec au moins un point en séries est la plus longue pour un défenseur dans l'histoire de la LNH.

5) Raymond Bourque

Bourque est le seul québécois à se frayer un chemin parmi nos dix meilleurs défenseurs de la LNH en séries. Aurait-il terminé plus haut dans la liste s'il avait eu la chance de jouer pour une meilleure formation que celle des Bruins de Boston pendant les 20 années où il a porté leurs couleurs? Fort possible. Toutefois, il est impossible d'ignorer ses 180 points en 214 matchs en carrière lors des séries, au 3e rang de l'histoire. Ironiquement, c'est surtout l'image de Joe Sakic qui remet le gros trophée de Lord Stanley dans les mains de Bourque en 2001 qui a marqué l'imaginaire des amateurs de hockey lorsqu'on pense au défenseur et son jeu en séries. Le barbu Bourque, en pleurs, qui lève enfin la Coupe Stanley après 22 ans de dur labeur est une image marquante de notre sport national.

4) Denis Potvin

Denis Potvin était le pilier à la ligne bleue des puissants Islanders de New York de la décennie 1980 avec lesquels il a remporté la Coupe Stanley quatre années consécutives. Il était le capitaine de cette formation toute étoile dirigée par Al Arbour. Le natif d'Ottawa aurait pu jouer pour les Canadiens si Sam Pollock avait été en mesure de conclure une transaction pour le 1er choix au total du repêchage de 1973. Une tentative qui a échoué et Potvin allait ensuite connaître une brillante carrière à Uniondale. À sa retraite, il se retrouvait au 1er rang chez les défenseurs pour les points en séries avec 164 avant que les Coffey, Lidstrom et Bourque ne le dépassent quelques années plus tard.

3) Nicklas Lidstrom

Il est toujours difficile de comparer les époques du hockey. Il y a eu un temps où il se marquait des buts à profusion, ce qui fausse peut-être un peu les données pour les joueurs qui ont dû disputer leurs matchs dans les années 2000. C'est un peu le cas pour Nicklas Lidstrom, possiblement le plus grand défenseur européen de l'histoire de la LNH. On ne peut rien enlever au rendement de Lidstrom dans les séries. Ses quatre coupes Stanley, tous dans l'uniforme des Red Wings, ses sept trophées Norris et un trophée Conn Smythe en font vraiment un candidat de choix pour l'un des trois premiers rangs. Lidstrom arrive au 2e rang pour les matchs joués en séries avec 263 lors desquels il a inscrit 183 points. Quelle carrière!

2) Bobby Orr

Quand on peut prétendre sans peine de se tromper avoir révolutionné la position de défenseur dans le hockey, on se mérite une place aussi avantageuse dans un top 10 des meilleurs défenseurs de l'histoire des séries de la Coupe Stanley. Orr a rendu la position de défenseur intéressante pour les jeunes joueurs qui souhaitaient suivre ses traces. Orr n'a disputé que 74 matchs en séries éliminatoires en carrière en raison des blessures, mais il a été merveilleux en pareilles circonstances. Ses 92 points en 74 rencontres confèrent à Orr le premier rang pour le ratio de points par match chez les défenseurs dans l'histoire du hockey. Lors des conquêtes de la Coupe Stanley des Bruins de Boston en 1970 et 1972, Orr a été nommé chaque fois le joueur par excellence des séries.

1) Paul Coffey

Un des joueurs les plus flamboyants de l'histoire du hockey, Coffey est en tête du classement des meilleurs marqueurs de l'histoire des séries de la Coupe Stanley chez les défenseurs avec un incroyable total de 196 points en 194 matchs! Ses 59 buts en séries constituent aussi un record de la LNH. On peut sérieusement se demander si ces records seront battus un jour. Gagnant de la Coupe Stanley à quatre reprises au cours de sa glorieuse carrière, Coffey a marqué l'Imaginaire des amateurs pour ses montées à l'emporte-pièce que lui et Orr ont popularisé.