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Crédit : AFP

Pittsburgh - Washington

Une victoire et un immense soulagement

Publié | Mis à jour

Marc-André Fleury n’a rien d’un robot. Il est humain. Il a des sentiments. Et il venait d’en vivre de très beaux après cette victoire de 2 à 0 dans l’ultime septième match contre les Capitals de Washington.

Fleury était conscient de l’enjeu pour son équipe, mais aussi pour lui.

«J’essayais de ne pas penser trop loin, je ne voyais pas ça comme peut-être mon dernier match avec les Penguins, a-t-il répondu en entrevue au Journal et à TVA Sports. Je voulais rester dans le moment présent et profiter de cette expérience. Tu veux vivre un gros match comme ça, encore plus dans un édifice où il y a autant d’atmosphère. Washington est un rival depuis longtemps. C’est le fun de les battre à la maison.»

Plusieurs minutes après le match, Fleury portait encore ses jambières. Il savourait pleinement le moment. Kristopher Letang lui a fait une chaleureuse accolade dans le minuscule vestiaire de l’équipe adverse. Sidney Crosby l’a également serré dans ses bras. Ses coéquipiers étaient heureux pour lui. Ça se ressentait.

Une fois seul avec l’auteur de ces lignes, Fleury a laissé tomber le morceau.

«Après le dernier match, j’étais déçu, a-t-il dit. C’était peut-être mon dernier match à Pittsburgh. J’y avais pensé. Mais dès le lendemain, j’étais de retour à l’aréna et je voulais repartir à neuf. J’ai gardé la bonne attitude. J’ai continué à m’amuser même si l’enjeu était grand.»

Merci à sa famille et à ses amis

Depuis le début des séries, Fleury représente l’une des belles histoires dans la LNH. Dès le premier match face aux Blue Jackets de Columbus, il s’est retrouvé dans la peau du gardien numéro un en raison de la blessure à Matthew Murray. Il n’a jamais perdu son poste. Après 12 matchs, il présente un dossier de 8-4 avec une moyenne de 2,55 et un taux d’efficacité de ,927.

À Pittsburgh, il y a une immense vague d’amour pour celui qui porte les couleurs de l’équipe depuis ses débuts dans la LNH en 2003-2004.

« Oui, c’est une belle vague d’amour pour moi, a affirmé le numéro 29. Mais je vis ça depuis mes premiers jours à Pittsburgh. J’ai toujours senti l’appui des partisans. Mais je veux aussi en profiter pour dire merci à ma famille et mes amis au Québec. Je reçois plusieurs appels et de nombreux textos. J’ai toujours du monde pour m’encourager dans les bons et les moins bons moments. »

C’est fait. Le message est passé.

Un bon gars

Encerclé par une meute de journalistes, Sidney Crosby a également eu de bons mots pour son bon ami.

«C’est vrai que c’était plus qu’un septième match pour Flower (Fleury), a affirmé le capitaine. Je suis tellement heureux pour lui. Il a toujours gardé une attitude formidable et il a une grande passion pour le hockey. Il comprenait sa situation et il ne disait pas un mot. Il a fini par retrouver son poste et il est incroyable. Ça ne pouvait pas arriver à un meilleur gars que lui.»