New York - Ottawa

L'intimidation des Sénateurs

L'intimidation des Sénateurs

Patrick Lalime

Publié 10 mai 2017
Mis à jour 10 mai 2017

Les Sénateurs d’Ottawa sont franchement intimidants.

Pas parce qu’ils sont nécessairement plus imposants physiquement que les autres formations. Ce n’est pas non plus en raison du fait qu’ils distribuent plus de mises en échec que leurs rivaux ou qu’ils engagement plus de combats que quiconque.

Non.

Les Sénateurs sont intimidants, à la limite épeurants, car ils n’abandonnent jamais. C’est extrêmement difficile d’affronter une équipe qui pose un genou par terre, mais qui refuse obstinément de déposer le deuxième au sol. Une équipe qui ne veut rien savoir de brandir le drapeau blanc.

Lors des deuxième et cinquième matchs de la série, c’était les Rangers qui avaient le contrôle. Mais les Sénateurs n’ont jamais lâché et l’ont finalement emporté.

Ils travaillent en équipe, croient en leurs moyens et accomplissent de belles choses. Guy Boucher gère vraiment très bien son équipe.

Lors du sixième match, l’attaquant des Sénateurs Bobby Ryan, plus reconnu pour ses habiletés offensives que ses prouesses en défensive, a bloqué deux lancers sur la même séquence. Lorsqu’il est retourné au banc, tous ses coéquipiers l’ont félicité comme s’il venait de trouver le fond du filet.

Ils jouent pour le logo sur le chandail... et non pour le nom en arrière.

Karlsson le surdoué

Regarder Erik Karlsson est un privilège. Le défenseur des Sénateurs est franchement dominant depuis le début des séries éliminatoires.

C’est une chose de le faire lors de la saison régulière, mais c'est complètement différent de la réaliser en séries éliminatoires. Chaque match, Karlsson est un joueur visé. Il est la cible de tous ses rivaux.

Mais le Suédois continue d’encaisser et il reste discipliné. Il bloque des lancers et relance l’attaque efficacement.

Pour moi, il fait partie de ses joueurs d’élite, au même titre que Sidney Crosby ou Carey Price.

Les Sénateurs ne manquent pas de motivation lors de ces séries éliminatoires. Tout d’abord, il y a le retour de Clarke MacArthur. Puis il y a l’émotive histoire de Craig Anderson et de sa femme.

Et maintenant, si les joueurs des Sens en désirent plus, ils n’ont qu’à regarder leur capitaine.

Enfin un gros match d’Anderson

Un petit mot en terminant sur Craig Anderson.

J’avais hâte de voir le gardien des Sénateurs réaliser un gros match. Il l’avait fait lors du premier match de la série face aux Rangers et il l’a refait lors du sixième duel.

Il a fait les arrêts importants aux moments importants.

Maintenant, que ce soit face aux Penguins ou aux Capitals, la finale de l’Association de l’Est sera assurément relevée.

(Propos recueillis par Alexandre Parent)