Pittsburgh - Washington

Les Capitals refusent de mourir

Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

Il y a maintenant deux mois et demi que Kristopher Letang se trouve sur la touche en raison d’une hernie discale. Les Penguins de Pittsburgh ne s’en sont probablement jamais autant ennuyés que lundi soir, devant leurs partisans de surcroît.

Incapable de s’approcher du filet de Braden Holtby, la troupe de Mike Sullivan s’est s’inclinée 5-2 devant les Capitals de Washington.

La rencontre était diffusée en direct à TVA Sports.

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Un autre coup à la tête pour Crosby

Hornqvist, nouvelle victime de Niskanen

Obtenant une deuxième occasion d’éliminer leurs rivaux de la section Métropolitaine, les champions de la Coupe Stanley se sont butés à un adversaire déterminé à appliquer un plan de match sans faille.

L’efficacité des Capitals en territoire neutre a été telle que les attaquants des Penguins n’ont jamais été en mesure d’exploiter leur vitesse.

Rien de bon

Maintenus le long des rampes toute la soirée, ils ont été incapables de se défaire de leur couverture. Sans Letang pour trouver les ouvertures et créer des brèches, les Penguins ont dû se contenter de regarder Holtby de loin.

Ils ont dirigé 18 tirs au but (seulement 13 dans les 55 premières minutes), dont la grande majorité n’était d’aucun danger.

Les seules menaces sont survenues dans les quatre dernières minutes de la rencontre, alors que la marque était déjà de 5-0.

«On n’a bien joué dans aucune facette du jeu. On n’a pratiquement pas passé de temps en zone offensive, a déclaré Sidney Crosby au terme de ce deuxième revers d’affilée. On s’est rendu la tâche difficile en devant gagner un septième match à Washington (demain). Mais on n’a pas le choix, c’est maintenant notre réalité.»

Fleury encore déçu

Pendant ce temps, les attaquants des Capitals ont été sans pitié pour la défense des locaux. En raison de l’intensité et de la pression constante de leurs rivaux, les arrières des Penguins se sont la plupart du temps retrouvé le nez dans la baie vitrée.

Complètement désorganisés, ils ont laissé le pauvre Marc-André Fleury à lui-même.

Insatisfait de sa performance lors du match précédent, le Sorelois n’a sans doute pas dû être plus heureux de celle-ci.

Il voudra sans doute revoir le premier but de la soirée d’Andre Burakovsky (le deuxième des Capitals), alors que la rondelle s’est faufilée entre lui et le poteau droit. Quant à celui de Nicklas Backstrom, dès la 16e seconde du troisième tiers, il a eu un effet d’assommoir sur les Penguins.

Puisque les Penguins feront face à l’élimination, demain dans la capitale américaine, on peut se demander si Fleury n’a pas disputé son dernier match dans l’uniforme des Penguins, au PPG Paints Arena de Pittsburgh.

Autre frousse pour Crosby

Tous les amateurs de hockey ont retenu leur souffle en première période, lorsque Crosby a foncé tête première dans la bande.

Ses antécédents en matière de commotion cérébrale ont fait craindre le pire à plusieurs. Toutefois, après avoir mis quelques secondes à reprendre ses esprits, il s’est relevé, a poursuivi sa présence et complété la rencontre, se faisant complice du but de Jake Guenztel.

«J’ai perdu le souffle. C’est une chute malchanceuse qu’on ne souhaite pas vivre régulièrement», a-t-il raconté.

Il a assuré s’être soumis à quelques examens et que ceux-ci n’avaient démontré rien d’anormal.