New York Rangers v Ottawa Senators - Game Five

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New York - Ottawa

Derick Brassard est sorti de sa coquille

Agence QMI / Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Derick Brassard n’a pas juste marqué le but égalisateur en fin de troisième période lors du cinquième match contre les Rangers de New York. Il s’est également libéré d’une tonne de pression en obtenant son premier point dans cette série.

Il y a un an, Brassard était encore un membre des Rangers. Aujourd’hui, il se bat sous les couleurs des Sénateurs d’Ottawa pour une place en finale de l’Est contre son ancienne équipe.

Brassard venait de connaître ses deux meilleures saisons dans la LNH avec des récoltes de 58 et de 60 points quand les Sénateurs l’ont acquis le 18 juillet dernier contre Mika Zibanejad et un choix de deuxième tour au repêchage de 2018.

«Ce n’est pas un sentiment agréable d’affronter son ancienne équipe, a dit le centre de 29 ans. Mais nous sommes rendus au sixième match. Je suis un peu plus habitué. Comme je le disais au début de la série, c’est un maximum de sept matchs et après tu passes à autre chose. Tu donnes la main à tes anciens coéquipiers et tu oublies ce qui vient de se dérouler. Il y a un respect mutuel. Les deux équipes veulent gagner et c’est correct ainsi.»

Détachement nécessaire

Avant de déjouer Henrik Lundqvist dans les dernières secondes du cinquième match au Centre Canadian Tire, Brassard avait été blanchi de la feuille de pointage à ses quatre premières sorties contre les Rangers et il présentait un différentiel de -5.

«Oui, je crois qu’il se plaçait trop de pression, a dit Boucher à son sujet. Mais c’est lui qui peut y répondre. Moi, quand j’ai su que nous étions pour jouer contre les Rangers, j’ai immédiatement pensé à ça pour Brassard. Il est un être humain. Il ne peut pas oublier qu’il joue contre son ancienne équipe et plusieurs bons amis. Il ne peut pas oublier le temps qu’il a passé à New York. Il a eu des années très positives là-bas.»

«Ce n’est pas facile de se détacher émotivement, peu importe le caractère d’un individu, a-t-il continué. Peu importe le caractère, l’expérience et l’intelligence d’un joueur, tu ne peux pas échapper à l’aspect émotionnel. Il devait gérer ses émotions.»

Boucher croit que son premier but contre Lundqvist l’aidera à terminer cette série sur une bonne note.

«Je sais que depuis le début de la série Derick n’avait pas l’esprit libre, a mentionné l’entraîneur en chef des Sénateurs. Il combat ça. Qu’il le dise ou qu’il ne le dise pas, c’est certain que oui. En marquant un gros but au dernier match, il a perdu beaucoup de pression de ses épaules. Il a été un joueur exceptionnel pour nous au premier tour face aux Bruins. Il est encore très bon contre les Rangers, mais ça ne débloquait pas. Là, je crois qu’il a l’esprit plus tranquille.»

Au premier tour des séries, Brassard a dominé les Sénateurs avec huit points (2 buts, 6 passes) en six rencontres face aux Bruins.

Déranger Zuccarello

De ses anciens coéquipiers des Rangers, Brassard a gardé un très fort lien d’amitié avec Mats Zuccarello. Quand les Voltigeurs de Drummondville ont retiré le chandail de Brassard en novembre dernier, Zuccarello avait préparé un petit mot pour son bon ami.

Mais depuis le début de cette série, Brassard a pour objectif de ralentir le Norvégien.

«Je sais combien bon il peut être, a-t-il dit. On l’a vu contre Montréal, il a fait la différence. Jusqu’à maintenant il a été bon, on veut juste s’assurer de restreindre son temps de réaction et son espace sur la glace. Il est bon quand il a du temps, quand il peut faire des jeux. Il est très intelligent sur la glace. Si on est capable de le ralentir, d’aller le voir après les arrêts de jeu et de le sortir de son jeu, c’est sûr qu’on va essayer de le faire.»

En cinq matchs face aux Sénateurs, Zuccarello a amassé trois points (1 but, 2 passes).