New York - Ottawa

Les Sénateurs ont retrouvé leur énergie

Les Sénateurs ont retrouvé leur énergie

Patrick Lalime

Publié 06 mai 2017
Mis à jour 06 mai 2017

En séries, il est trompeur de croire qu’on a le vent dans les voiles et la série entre les Sénateurs et les Rangers nous le rappelle constamment.

Le cinquième affrontement en a été un autre extrêmement fertile en rebondissements. Il suffit de croire que le fameux «momentum» est de notre côté avant que le vent tourne et qu’on se fasse prendre par surprise.

C’est pourquoi je crois qu’il est primordial de bien gérer les émotions en séries, en trouvant le juste milieu. Trop, ce n’est comme pas assez, mais l’énergie ne doit tout même pas être insuffisante, comme c’était le cas pour les Sénateurs durant les matchs 3 et 4.

Ottawa a d’ailleurs remédié à ce problème pour reprendre l’avance dans la série, samedi après-midi. Il faut donner du crédit à plusieurs joueurs, mais aussi à l’entraîneur-chef Guy Boucher.

Ce dernier était très volubile derrière le banc. Ses interventions se voulaient justes et sa grande passion est contagieuse.

Le vétéran Chris Neil lui a donné ce qu’il recherchait dans les circonstances, bien qu’il n’ait reçu que 2 :26 de temps d’utilisation. Durant ses présences, il a injecté de l’énergie à ses troupes et a obligé l’adversaire à respecter les Sénateurs. Pour nuancer, je dois dire que je n’ai pas adoré sa pénalité sur Tanner Glass, qui a annulé un avantage numérique des siens. Au moins, il n’a pas placé son équipe dans le trouble. Ce n’est pas ce que tu veux voir de lui, alors je retiens davantage ses autres actions.  

Boucher sait également ce qu’il possède en chaque joueur, c’est pourquoi il n’a pas hésité à employer son cheval de course Erik Karlsson pendant la quasi-intégralité des cinq dernières minutes de la troisième période, alors que son équipe tirait de l’arrière par un but.

Après Jean-Gabriel Pageau, c’est un autre Québécois, Derick Brassard, qui se lève pour jouer les héros chez lea Sénateurs. L’attaquant a profité d’un bond favorable, mais il crée sa propre chance, car il se dirige vers le filet.  

La prestance du Suédois sur la glace dépasse les simples statistiques. Je note sa présence d’esprit pour repérer Alex Burrows le long de la rampe, sur la séquence qui mène au but victorieux de Kyle Turris en prolongation.

Pour revenir au bon équilibre des émotions, peut-être qu’elles ont eu le meilleur sur le gardien des Rangers Henrik Lundqvist, qui a dû être calmé par Derek Stepan en première période alors qu’il perdait son sang-froid. On ne le répétera pas assez, mais il faut le bon mélange de hargne et de calme en séries éliminatoires pour demeurer en contrôle.

Un texte de Patrick Lalime