New York - Ottawa

«Karlsson, le Crosby ou McDavid des Sénateurs» –Derick Brassard

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Erik Karlsson est un magicien avec la rondelle. Il a un don pour repérer ses coéquipiers avec de savantes passes. Il l’a encore une fois démontré avec trois aides dans un gain de 5-4 en prolongation.

Techniquement, Karlsson n’a pas reçu d’étoile pour ce match. Il a été sans l’ombre d’un doute la grande étoile des Sénateurs d’Ottawa. Comme c’est le cas la grande majorité du temps.

«Karlsson entre dans la catégorie des Crosby ou McDavid, a dit le centre Derick Brassard. On est vraiment chanceux de l’avoir.»

À Ottawa depuis le 27 février seulement après près de 12 ans à Vancouver, Alex Burrows comprend maintenant mieux le phénomène Karlsson.

«Il est encore meilleur que je pouvais imaginer, a répliqué Burrows. Je l’ai dit dans le passé, mais c’est probablement le meilleur joueur avec qui j’ai joué. J’ai côtoyé les Sedin, Naslund, Bertuzzi à Vancouver et j’ai déjà joué pour Équipe Canada au Championnat du monde en 2012 et 2014.»

«Karlsson est dans une classe à part, a-t-il continué. Il a une patience remarquable avec la rondelle, il est rapide, il a un flair offensif et là je parle juste des qualités offensives. Sur le plan défensif, il bloque des tirs, il ne se fait pas battre à un contre un et il réussit de belles lectures de jeu. C’est un joueur complet. Il est notre meilleur joueur.»

Kyle Turris et Mark Stone ont aussi envoyé des fleurs à leur capitaine.

«Erik est dans une autre ligue, a lancé Turris. Il est vraiment spécial. Je suis chanceux de le voir tous les jours.»

«Je n’ai plus de synonymes pour dire à quel point il est bon, a renchéri Stone. On s’attend à de grandes choses de Karlsson et il ne déçoit personne. Quand tu es sur la glace, tu sais qu’il va te trouver si tu parviens à te libérer. Il a une vision phénoménale. C’est le signe d’un grand joueur.»

Aucun doute

Après le quatrième match de cette série à New York, Karlsson représentait pourtant un point d’interrogation. Blessé au talon du pied gauche et ralenti par un malaise au dos, le Suédois n’avait pas joué lors de la troisième période de la dernière rencontre.

«Il n’y avait aucun doute dans mon esprit que j’étais pour jouer aujourd’hui (samedi), a affirmé le gagnant du trophée Norris en 2012 et 2015. À cette période de l’année, c’est toujours une bataille. Je ne suis pas le seul joueur avec de petits bobos.»