Pittsburgh - Washington

Un peu d’intégrité svp!

Un peu d’intégrité svp!

Stéphane Auger

Publié 04 mai 2017
Mis à jour 04 mai 2017

Avec moins de deux minutes à faire dans le match et avec un écart d’un seul but, T.J Oshie s’est vu décerner une pénalité mineure pour bâton élevé à l’endroit de Nick Bonino.

La reprise démontre clairement que le bâton d’Oshie n’atteint pas Bonino au visage.

Difficile de défendre la décision, mais le bâton élevé est la pénalité la plus difficile à voir et j’aurais probablement fait le même appel si j’avais été dans les patins de l’arbitre.

Je m’explique: tu ne choisis pas toujours où tu seras sur la patinoire à un moment précis. Tout ce que tu dois faire est de te positionner pour toujours avoir le meilleur angle possible.

Sur ce jeu, l’officiel est exactement où il devait être et malheureusement, seul le hasard a fait qu’il était de ce côté de la patinoire où il voyait les deux joueurs de dos. Ce n’est pas toujours évident de voir l’impact du bâton.

Regardez bien la séquence en temps réel. Il semble bien y avoir un bâton élevé, même Oshie se dirige au banc des pénalités sans protester croyant avoir atteint Bonino au visage. Ce n’est que sur la deuxième reprise que l’on voit que le bâton touche à l’épaule et non au visage.

J’ai beaucoup de difficulté à comprendre les joueurs qui agissent ainsi. Ils n’ont pas d’intégrité. Sur le jeu, Bonino projette sa tête vers l’arrière en se tenant le menton par la suite afin de tromper les officiels. La ligue a fait un pas dans la bonne direction en sévissant contre les joueurs pour réaction exagérée, mais j’espère qu’elle sera encore plus sévère dans le futur avant que notre sport ne ressemble à certaines ligues de soccer!

Je suis toujours prudent lorsque vient le temps de se servir de la technologie. La contestation des entraineurs sur les buts fonctionne de mieux en mieux et assiste bien les officiels dans des situations où différents angles de caméras aident à rendre la meilleure décision possible.

Je ne pense pas que l’on doit se servir des reprises vidéos pour les pénalités, sauf dans deux cas bien précis: lorsque la rondelle est lancée hors de la patinoire et afin de vérifier si un bâton a bel et bien touché le visage d’un joueur. Jamais pour une infraction manquée, mais juste pour vérifier la validité du bâton élevé.

Je l’ai mentionné à maintes reprises qu’en tant qu’arbitre, tu veux toujours quitter l’amphithéâtre avec le sentiment que les décisions que tu as rendues ont été justes. La technologie pourrait bien aider dans ces cas précis!

(Voyez dans la vidéo ci-dessus les explications de Stéphane Auger à l'émission Destination Coupe Stanley, jeudi)