Pittsburgh - Washington

Les Penguins acculent les Capitals au mur

Agence QMI / Jonathan Bernier 

Publié | Mis à jour

Pas de Sidney Crosby, pas de Kristopher Letang, pas de Matthew Murray et pas de Conor Sheary. Ah oui! Et puis?

«Nous ne pensons pas aux joueurs absents. On se concentre sur ceux qui sont présents. Ce sont ceux qui nous aideront à gagner», avait soutenu Mike Sullivan en matinée.

Les joueurs des Penguins de Pittsburgh ont appliqué la philosophie de leur entraîneur à la lettre. Aidés par les 36 arrêts de Marc-André Fleury, ils ont vaincu les Capitals de Washington au compte de 3-2, mercredi soir au PPG Paints Arena de Pittsburgh.

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«De la façon dont Flower joue, il est un véritable leader. Son éthique de travail, sa détermination et les arrêts qu’il effectue sont une source d’inspiration pour nous tous», a déclaré Chris Kunitz à son retour au vestiaire.

Grâce à ce gain, les Penguins ont accentué leur avance à trois victoires contre une dans cette demi-finale de l’Association de l’Est.

Ils auront une première occasion d’écarter leurs rivaux de division pour un deuxième printemps d’affilée, samedi soir, dans la capitale américaine.

Si les Capitals devaient se faire montrer la porte de sortie, samedi, après cinq rencontres, Braden Holtby aurait un sérieux examen de conscience à faire. Le Saskatchwanais n’est pas l’ombre de lui-même en séries éliminatoires. Il a remporté plus de 40 victoires lors de trois saisons consécutives.

Pourtant, il ne semble pas en mesure de faire les arrêts qui font la différence une fois le tournoi printanier en branle.

Encore mercredi, il a été incapable d’appuyer la poussée de ses coéquipiers en deuxième période. Pendant que ceux-ci dirigeaient 31 rondelles en direction du filet des Penguins (Fleury a stoppé 15 des 17 tirs cadrés), Holtby cédait deux fois sur quatre lancers.

D’accord, il a joué de malchance lorsque Dmitry Orlov a redirigé dans son propre filet une passe transversale de Jake ­Guentzel. Et Justin Schultz s’est donné des allures de Shea Weber avec la vélocité de son tir frappé. Mais le gros arrêt n’est jamais venu.

«On a besoin d’un but de plus, on a besoin d’un arrêt de plus», a lancé Barry Trotz, lors de son point de presse.

Forteresse imprenable

Fleury, quant à lui, s’est dressé quand la situation le commandait. Ses deux arrêts effectués coup sur coup aux dépens de Lars Eller alors qu’il était allongé sur le ventre ont permis à son équipe de préserver leur mince avance à mi-chemin du troisième engagement.

En fait, le Sorelois aura connu une seule baisse de régime. En l’espace de 72 secondes au second tiers, Evgeny Kuznetsov et Nate Schmidt ont permis aux visiteurs de niveler la marque à 2-2.

Cela dit, Fleury peut, une fois de plus, remercier ses coéquipiers, qui ont bloqué pas moins de 24 tirs devant lui.

«Ils ont fait des arrêts importants. Parfois, ils ont stoppé la rondelle alors que je ne la voyais même pas», a admis la ­première étoile de la rencontre.

Malkin discret

Autre fait à souligner, les Penguins l’ont emporté sans avoir eu besoin d’une grande contribution d’Evgeni Malkin, dont les statistiques sont meilleures sans Crosby (1,31 point par match) qu’avec lui dans la formation (1,18).

Le Russe s’est fait complice du but de Schultz et a remporté 13 de ses 17 mises en jeu, mais il n’a pas été une grande menace en territoire adverse. Cela vient, une fois de plus, démontrer la profondeur des champions de la Coupe Stanley.

Patric Hornqvist a été le premier buteur du match.