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Crédit : JONATHAN ROBERGE/L'ÉCHO DE SHAWINIGAN/AGENCE QMI

Nashville - St. Louis

Frédérick Gaudreau touche à son rêve

Publié | Mis à jour

Il n’a pas de casier dans le vestiaire des Predators de Nashville. Il détache ses patins et retire son équipement sur une petite chaise dans le milieu de la pièce, tout près du gros logo. C’est le traitement réservé à une recrue.

Mais Frédérick Gaudreau ne s’en plaindra pas. À 24 ans, il gravite enfin dans l’univers d’une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH). Il s’agit d’un bel exploit pour cet attaquant qui n’a jamais été repêché. Il n’a jamais eu le bonheur d’entendre son nom au repêchage de la LNH, ni d’ailleurs à celui de la LHJMQ.

«C’est incroyable juste d’être ici et de sentir tout ce qui se passe avec l’environnement des séries, a dit Gaudreau en entrevue au «Journal de Montréal». Les gars sont tellement bons. J’essaye de travailler aussi fort qu’eux et de les imiter. Que je joue ou pas, je sais que c’est une bonne expérience pour moi.»

À sa troisième saison avec les Admirals de Milwaukee, dans la Ligue américaine, Gaudreau a enfin porté l’uniforme des Predators pour la première fois. Il a participé à neuf matchs cette saison. À quatre reprises, il a fait le trajet entre Milwaukee et Nashville au cours de l’hiver. Il s’est remémoré son tout premier match dans la LNH. C’était le 22 octobre contre les Penguins de Pittsburgh au Bridgestone Arena.

«C’était des moments assez spéciaux lors de mon premier rappel, a raconté l’ancien des Cataractes de Shawinigan et des Voltigeurs de Drummondville, dans la LHJMQ. Je ne savais pas si j’étais pour jouer, mais j’ai finalement eu la chance d’être en uniforme contre les Penguins. Le premier match, c’était le début de mon rêve. Toute ma vie, je rêvais à ce moment. J’y touchais pour une première fois. Depuis ma jeunesse, je me couchais et je me réveillais en pensant à la LNH.

«Quand tu joues enfin une première rencontre, c’est l’ultime récompense pour les efforts et les sacrifices des dernières années, a-t-il enchaîné. J’ai vécu de beaux moments cette année. C’était spécial en terme d’émotion.»

Le flair d’un recruteur

Après sa dernière saison dans la LHJMQ en 2013-2014, Gaudreau a reçu une invitation pour participer au camp des Predators. Il a capté l’attention des dirigeants de l’équipe, qui lui ont offert un contrat de la Ligue américaine. À sa première saison chez les pros en 2014-2015, il a divisé son temps entre Cincinnati dans la ECHL et Milwaukee dans la AHL.

Le 5 janvier 2016, Gaudreau a fait un pas de plus dans la bonne direction en signant un premier contrat avec les ¬Predators.

Jean-Philippe Glaude, un recruteur québécois pour l’équipe du Tennessee, a recommandé Gaudreau à ses patrons.

«C’est lui qui m’a fait confiance, a mentionné l’ailier. Je sais qu’il a poussé pour moi à Nashville. Je ne le remercierai jamais assez. C’est bon d’avoir un gars comme lui dans mon coin. Je me retrouve au sein d’une bonne organisation. Les Predators développent bien leurs jeunes. Je m’améliore tous les ans et je joue un plus grand rôle maintenant.

«Frédérick mérite tout ce qui lui arrive aujourd’hui, a répondu Glaude au sujet de son protégé. Je commençais à travailler pour les Predators quand j’ai poussé pour lui offrir un contrat. Paul Fenton, notre DG adjoint, était venu le voir jouer à Drummondville. Fred ne l’avait pas déçu. C’était le début d’une belle ¬histoire.»

En attente

Après la terrifiante blessure à Kevin Fiala – fracture du fémur de la jambe gauche – lors du premier match du deuxième tour contre les Blues, les ¬Predators ont rappelé Gaudreau de leur équipe-école. Peter Laviolette ne l’a pas encore utilisé dans cette série.

En 66 matchs cette saison à Milwaukee, Gaudreau a obtenu 48 points (25 buts, 23 passes). En neuf rencontres avec les Predators, il a récolté une aide.