Nashville - St. Louis

P.K. Subban est un homme heureux

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P.K. Subban n’a pas suivi attentivement les matchs des Canadiens de Montréal au premier tour des séries. Il n’a pas perdu le sommeil avec les commentaires désobligeants de Mike Milbury sur les ondes du réseau NBC qui l’a qualifié de clown, vendredi dernier, pour ses petites danses lors de la période d’échauffement.

Subban a une seule chose en tête et c’est de prolonger l’aventure des Predators de Nashville en séries. Et il est justement au cœur des succès de son équipe.

«Je l’ai déjà dit, mais en séries, nous avons tous un boulot à accomplir, a rappelé Subban quelques minutes après la victoire de 3-1 contre les Blues de St. Louis au Bridgestone Arena, dimanche. Pour moi, j’ai toujours cherché à faire une différence en séries. Je veux élever mon jeu au meilleur moment de l’année, puisque c’est en séries que nous jugeons des joueurs. Ce n’est pas toujours de marquer un gros but ou d’obtenir une mention d’aide, souvent c’est de ralentir le premier trio de l’équipe adverse. »

Pour ce troisième match du deuxième tour, Subban et Mattias Ekholm ont fait tout un boulot contre la première unité des Blues, celle de Paul Stastny, Jaden Schwartz et Vladimir Tarasenko. En plus de museler Tarasenko, le numéro 76 a récolté une aide sur le premier but des siens et il a été le défenseur le plus utilisé avec un temps de jeu de 27 min 21 s.

«J’ai toujours aimé jouer contre les meilleurs attaquants de l’autre équipe, a mentionné l’Ontarien. Je suis heureux quand on me donne cette responsabilité.»

Dans sa bulle

Les comparaisons entre Subban et Shea Weber ont refait surface après l’élimination du CH au premier tour. Sur les réseaux sociaux, c’était la folie. Dans le vestiaire des Predators, Subban n’a rien fait pour alimenter le feu, lorsque questionné par le représentant du «Journal».

«Je n’ai pas trop regardé les matchs du Canadien au premier tour, a-t-il précisé. C’est toujours difficile en séries, puisqu’il y a plusieurs choses qui se déroulent en même temps. J’ai aussi eu la visite de ma famille à Chicago et j’ai passé du bon temps avec eux. J’ai vu quelques instants des rencontres du Canadien, mais pas du début à la fin. C’était une série difficile pour Montréal avec New York dès le premier tour. Les Rangers ont toujours une bonne équipe.»

«Je porte les couleurs des Predators, je reste à Nashville et je donne tout mon cœur pour cette organisation, a-t-il poursuivi. J’aime Montréal, mais je ne vis pas dans le passé.»

Vivre avec les critiques

Depuis ses premiers pas dans la Ligue nationale à Montréal la fin de la saison 2009-2010, Subban a appris à se réfugier dans sa bulle. Il doit le faire pour se protéger des critiques. Il sait qu’il ne fera jamais l’unanimité en raison de son exubérance.

Subban a eu la réplique suivante pour Milbury, qui l’a accusé de ne pas assez se concentrer sur son jeu avec sa routine peu traditionnelle lors de la période d’échauffement.

«Avec mon expérience en séries, je sais qu’il y aura toujours de petites controverses ou des choses qui se disent, a-t-il précisé. Ce qui fait de nous une aussi bonne équipe, c’est justement notre capacité à bloquer les distractions. Nous restons concentrés sur notre objectif. Ce n’est pas à propos d’un individu, c’est à propos de l’équipe.»

«Nous ne perdons pas trop d’énergie et de temps avec ce qui se dit dans les médias, a-t-il continué. Je sais que ma concentration est à 100 % sur les séries et de gagner une coupe Stanley pour cette ville. Mes coéquipiers ont tous le même objectif.»