Columbus Blue Jackets v Pittsburgh Penguins - Game Five

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Pittsburgh - Washington

Remplacer Kris Letang: trop pour un seul homme

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Kristopher Letang n’est pas un défenseur qui se remplace aisément. Pourtant, c’est la réalité avec laquelle doivent composer les Penguins depuis que le quart est tombé au combat le 21 février, victime d’une hernie discale ayant nécessité une intervention chirurgicale.

Si on inclut les différents moments de la saison au cours desquels il s’est retrouvé sur la touche, Letang a raté 47 matchs à ce jour. À la lumière de la fiche des Penguins en l’absence de celui qui aurait dû graver son nom sur le trophée Conn Smythe l’année dernière (30-12-5), force est d’admettre qu’ils se tirent bien d’affaire.

«Kris est un joueur d’élite. On est effectivement meilleurs lorsqu’il est dans la formation, mais le groupe sur lequel nous avons compté cette année nous a aidés à continuer de grandir en tant qu’équipe. Les gars ont fait le travail, a déclaré Mike Sullivan.

«Ces défenseurs sont les héros obscurs de notre saison. Ils ont du courage, ils luttent pour la rondelle, ils acceptent de se faire frapper pour faire progresser le jeu et de donner la rondelle à nos attaquants. Ils sont acharnés», a poursuivi l’entraîneur-chef des Penguins.

Partagé équitablement

C’est bien beau. Mais personne au sein de ce sextuor n’est en mesure de fouler la glace pendant plus de 25 minutes par match comme le fait l’arrière de 30 ans depuis plusieurs saisons.

«On a dû se partager le travail et je crois que nous l’avons bien fait. Nous avons un groupe de défenseurs au sein duquel n’importe qui peut affronter n’importe qui», a indiqué Olli Maatta.

La première confrontation face aux Capitals fut une belle illustration de ce commentaire. À l’exception d’Ian Cole, utilisé pendant 17 min 01 s, tous les arrières des Penguins ont vu entre 19 min 31 s et 21 min 06 s de temps de jeu.

«J’adore cette façon de faire parce que ça nous garde constamment dans le match. Pour l’instant, ça fonctionne», a mentionné Trevor Daley.

Ron Hainsey, qui dispute ses premières séries éliminatoires, après 907 matchs de saison régulière (un record), fut l’arrière des Penguins le plus occupé. Qui l’eût cru!

De véritables caméléons

L’efficacité de ce groupe réside dans le fait qu’il peut s’adapter à toutes les situations et à tous les styles de jeu.

Les joueurs peuvent avoir un instinct offensif comme Justin Schultz, sacrifier leur corps en défense comme Olli Maatta et même répondre comme Ian Cole quand le jeu devient un peu plus rude.

«On a des défenseurs de tous les styles. Alors, on est couverts, peu importe l’allure d’un match. On joue tous selon nos forces, que ce soit offensif, défensif ou physique. C’est ce qui fait notre succès», a indiqué Maatta.

Un succès qui, de l’avis de Sullivan, est tout à l’honneur de ses ouailles.

«Ces joueurs ont des attentes élevées. Leurs standards sont élevés. Ce sont eux-mêmes qui ont placé haut cette barre, a-t-il louangé. Donc, peu importe qui est dans la formation, on s’attend à gagner des matchs.»

En raison de cette profondeur, Mark Streit, vétéran de 11 saisons acquis à la date limite des transactions, n’a pas disputé une seule rencontre depuis le début des séries éliminatoires.