New York - Ottawa

Jean-Gabriel Pageau sauve les Sénateurs

Agence QMI / Pierre Durocher

Publié | Mis à jour

 Le petit attaquant Jean-Gabriel Pageau est l’homme des grandes occasions. Les Sénateurs d’Ottawa avaient un mauvais match dans le système samedi, mais Pageau est venu sauver leur peau en marquant quatre buts, soit un de moins que le record de tous les temps en séries, dans une victoire spectaculaire de 6- 5 aux dépens des Rangers de New York.

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Pageau a semé l’hystérie chez les spectateurs au Centre Canadian Tire lorsqu’il a battu Henrik Lundqvist lors d’une descente à 2 contre 1 après 2 min 54 s de jeu en deuxième période de prolongation.

Les amateurs chantaient d’ailleurs joyeusement son nom à la sortie de l’amphithéâtre, surtout que Pageau est un gars du coin.

Les Rangers, qui tirent de l’arrière 0-2 dans la série, ont gaspillé une avance de 5 à 3 avec moins de quatre minutes à jouer en troisième période.

Des souvenirs pour la vie

«Je vais me rappeler de cette journée pour le reste de ma vie», a commenté le héros de cette victoire inattendue des Sénateurs, un club qui n’abandonne jamais la lutte.

«Sur le but gagnant, j’étais tellement fatigué après avoir effectué un repli défensif que je regardais pour effectuer une passe vers Tommy Wingels, a expliqué Pageau. J’ai fermé les yeux et j’ai finalement tiré pour marquer ce but. J’étais sur un nuage. C’était le genre de journée où la chance me souriait sur les rebonds.»
Le joueur de centre de 24 ans, qui mesure 5 pi 10 po, avait précédemment inscrit les quatrième et cinquième buts de son équipe en faisant dévier habilement des rondelles.

Le but égalisateur a été marqué alors qu’il ne restait que 62 secondes à jouer en troisième période.

«Je me sentais bien, mais le plus drôle, c’est que je trouvais ça difficile de participer à un match ayant débuté à 15 h, a raconté Pageau. Je trouvais même que j’avais trop mangé avant la rencontre.»

Il faut croire qu’il avait encore faim...

Un tour du chapeau contre le CH

Pageau n’en est pas à ses premiers exploits en séries éliminatoires. Le 5 mai 2013, il avait réussi un tour du chapeau dans une victoire de 6-1 aux dépens du Canadien, une équipe contre laquelle il a l’habitude d’exceller.

Répondant à la question du collègue Robert Laflamme, du site LNH.com, Pageau a reconnu, sourire en coin «qu’on va peut-être arrêter de dire que je marque des buts seulement contre le Canadien».

Pageau est ce qu’on appelle dans le jargon du hockey un «gamer». Il totalise neuf buts en 24 matchs éliminatoires.

«D’avoir réalisé cette performance de quatre buts lors d’un match éliminatoire à domicile rend cela encore plus spécial, surtout qu’on a su remporter la victoire, a poursuivi Pageau. C’était agréable d’entendre les spectateurs scander mon nom.

«On a gagné en démontrant beaucoup de caractère, mais on réalise qu’on a beaucoup de choses à améliorer en vue du prochain match mardi. On n’a pas joué de la façon désirée. Heureusement que nous misons sur de grands leaders comme notre capitaine Erik Karlsson et notre gardien Craig Anderson.»

Tous les matchs ayant impliqué les Sénateurs depuis le début des séries se sont décidés par la marge d’un but et cinq d’entre eux ont pris fin en prolongation.

Qui aurait pu prévoir que Lundqvist, qui n’avait permis que 11 buts en six matchs contre le Canadien en première ronde avant d’effectuer 41 arrêts lors du premier duel face aux Sénateurs, allait céder six fois en une seule journée?

Henrik Lundqvist
Crédit photo : AFP

Deux buts à 4 contre 5

Les Rangers avaient pris les devants 5-3 en marquant notamment deux buts en infériorité numérique, qui ont été l’oeuvre de Michael Grabner et de Derek Stepan.

Alain Vigneault, qui souhaitait le réveil de certains de ses attaquants, a vu Chris Kreider inscrire son premier but des présentes séries. La recrue Brady Skjei a compté deux fois, ses troisième et quatrième buts des séries.

Marc Méthot, qui n’avait enregistré aucun but en 68 matchs durant la saison régulière, a marqué le deuxième but des Sénateurs, son deuxième à vie dans les séries. Par ailleurs, Clarke MacArthur n’a joué que durant sept minutes et 39 secondes, souffrant d’une blessure au haut du corps subie lors du match précédent, a indiqué Guy Boucher.