Pittsburgh - Washington

Capitaine Crosby s'impose

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Les partisans des Capitals commençaient à se demander s’ils n’allaient pas voir leur favori avoir recours à la prolongation pour une sixième fois en sept rencontres depuis le début des séries éliminatoires.

À leur grande déception, Nick Bonino en a décidé autrement. Avec moins de huit minutes à faire à la troisième période, il a brisé une impasse de 2-2 en déjouant Braden Holtby sur le troisième tir décoché par les Penguins au cours de ce dernier tiers.

Un but qui a mené les Penguins à un gain de 3-2 sur les Capitals, leur permettant du même coup de prendre les devants 1-0 dans cette série demi-finale de l’Association de l’Est.

Crosby se lève

Plus que le but de Bonino, c’est le réveil de Sidney Crosby dans les premiers instants de la deuxième période qui a fait la différence.

Discret le printemps dernier avec seulement deux passes en six matchs dans la série face aux Capitals, le capitaine avait vu 12 de ses coéquipiers faire mieux que lui dans cette confrontation.

Cette fois, il s’est empressé de prendre les choses en main. Il a profité des 64 premières secondes du deuxième engagement pour inscrire les deux premiers buts du match. Deux buts en 52 secondes.

«C’est ce qui arrive parfois. Il ne se passe rien pendant un bout de temps puis, soudainement, les occasions se présentent», a expliqué Crosby.

Guentzel, la révélation

L’an dernier, Connor Sheary avait profité du tournoi printanier pour se faire un nom. Cette fois, la révélation des Penguins a pour nom Jake Guentzel.

Meilleur buteur de la LNH au premier tour, avec cinq buts, la recrue de 22 ans fut à l’origine des deux buts de son capitaine.

Sur le premier, il lui a offert une passe transversale précise, qui n’a laissé que très peu de temps de réaction à Braden Holtby.

«Quand tu joues avec un joueur de cette trempe, tu n’as qu’à lui refiler la rondelle et le regarder aller», a déclaré l’Américain.

Sur le second, son entrée de territoire rapide a forcé les défenseurs des Capitals à reculer, ce qui a laissé le temps à ses coéquipiers de foncer vers le filet.

Fleury le mur

Dommage pour les locaux qui ont grandement dominé cette rencontre. D’ailleurs, Marc-André Fleury a passé un message clair à ses adversaires.

Bien qu’il ait flanché devant Alex Ovechkin et Evgeni Kuznetsov, le Sorelois a été solide.

«Après le deuxième but, j’ai fait ma petite routine habituelle. J’ai remis le compteur à zéro et je me suis dit qu’on était encore dans le match», a lancé Fleury, auteur de 33 arrêts.

Bombardé de toute part, se débrouillant parfois même sans bâton, il a maintenu la mince avance des siens à bout de bras.

À bout de souffle

Au cours des trois dernières minutes, il a fait face à sept tirs au but. À un certain moment, il paraissait même exténué.

«C’était épouvantable. Ça arrivait de partout. En plus, c’est un édifice où il fait chaud. J’avais de la misère à reprendre mon souffle», a-t-il expliqué.

«On savait que les Capitals pousseraient fort en fin de match. Flower a été grandiose toute la soirée. Il a fait de gros arrêts, particulièrement lors de l’empilade où tout le monde bataillait pour la rondelle», a louangé Crosby.