New York - Ottawa

Les Sénateurs sont les négligés selon Guy Boucher

Agence QMI / Louis Butcher

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On ne donnait pas cher de la peau des Sénateurs contre les Bruins de Boston et la plupart des analystes sont maintenant d’avis que les Rangers vont éliminer les représentants de la capitale nationale au deuxième tour des séries éliminatoires, dont le coup d’envoi sera donné jeudi soir à Kanata.

Des prévisions qui ne dérangent pas Guy Boucher. Bien au contraire, c’est une source de motivation supplémentaire.

«Négligés ou pas, on s’en fout... pas mal, a indiqué l’entraîneur en chef des Sénateurs à la veille du premier match. Quand tu écoutes tout le monde, on n’a pas grand chance de gagner.

«C’est l’opinion des autres. Même en première ronde, les gens disaient que les Bruins allaient nous battre.

«On commence à être habitués, mais ça ne nous affecte pas. Il y en a qui pensent qu’ils vont nous traverser. Alors j’imagine que nous allons affronter une bonne équipe.

«Et je suis d’accord sur ce point. Les Rangers sont redoutables.»

Quatre trios équilibrés

Boucher n’a pas caché qu’une lourde mission, une autre, attend ses joueurs contre les Rangers, tombeurs du Canadien en six rencontres.

«C’est une équipe très rapide avec quatre trios équilibrés et un gardien [Henrik Lundqvist] qui a été exceptionnel depuis le début des séries.

«En fait, c’est une formation qui a très peu de défauts et ça fait longtemps que ça dure, a-t-il poursuivi. Elle a ce sentiment d’urgence de gagner la coupe Stanley depuis bon nombre d’années.»

Les Blueshirts n’ont pas soulevé le précieux trophée depuis 1994.

Aucun temps mort

Boucher a visionné les matchs impliquant les Rangers au premier tour.

«Ç’a été une véritable guerre de tranchées que le Canadien aurait pu aussi gagner, prétend-il. Leur profondeur ne donne aucun répit à l’adversaire.

«Chaque fois qu’un trio prend la relève, il n’y a pas de temps mort sur la patinoire.

«Leur plus grande force, c’est qu’ils sont constamment dans votre face...

«On ne peut pas leur donner des revirements à la ligne bleue, sinon tu cours après ta perte. Cette équipe est trop talentueuse.»

Ceci étant dit, Boucher n’entend pas aborder ses rivaux du deuxième tour différemment que les Bruins.

«Quatre-vingts pour cent de notre préparation est la même, répond-il. Le 20 pour cent qui reste est consacré à l’adversaire, pour étudier ses comportements sur les mises au jeu, les sorties de zone, etc.

«On ne commencera pas à tout changer en fonction de l’équipe que nous devons affronter.»

Vigneault sort le violon

Les Rangers sont arrivés à Ottawa mercredi après-midi après un dernier entraînement à New York.

La veille, l’entraîneur en chef de l’équipe, Alain Vigneault, qui connaît très bien la région pour avoir endossé l’uniforme des Olympiques de Hull pendant près de trois saisons dans les rangs juniors avant de les diriger et d’avoir été assistant-entraîneur avec les Sénateurs, n’a pas tardé à alimenter le débat en lançant des fleurs à ses adversaires.

«Je ne m’attendais à rien d’autre que ça de sa part, a répliqué Boucher. Quand toute la pression repose sur toi et tu es censé gagner la coupe Stanley, tu envoies de la pression ailleurs.»