Washington Capitals v Toronto Maple Leafs - Game Four

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Pittsburgh - Washington

Et si Lars Eller faisait la différence ?

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Après trois ans de recherche, Marc Bergevin n’a toujours pas réussi à mettre la main sur un centre numéro un. Il risque donc de regarder la série entre les Capitals et les Penguins, qui s’amorce jeudi soir dans la capitale américaine, d’un œil fort envieux.

Des huit joueurs de centre qui s’affronteront dans cette série, quatre pourraient porter cette étiquette dans la très grande majorité des 30 équipes de la LNH: Sidney Crosby et Evgeni Malkin, chez les Penguins, ainsi que Nicklas Backstrom et Evgeni Kuznetsov, du côté des Capitals.

Complétées par Nick Bonino et Matt Cullen, chez les détenteurs de la coupe Stanley, de même que par Lars Eller et Jay Beagle, dans le camp des champions de la saison régulière, les lignes centrales des deux formations ne joueront ni plus ni moins que le rôle d’épine dorsale. Celle qui flanchera la première retournera à la maison avec son petit bonheur.

«Ce sera une confrontation à l’intérieur de la confrontation», a indiqué Eller, le seul du groupe qui n’a pas pris part à l’affrontement de l’an dernier.

«Être meilleur que celui que tu affrontes tant offensivement que défensivement sera essentiel. C’est une sphère du jeu qui pourrait faire pencher la série d’un côté ou de l’autre», a ajouté le Danois.

Des louanges pour Eller

L’ancien joueur du Canadien n’a pas tort. Si les Penguins ont pris la mesure des Capitals en six rencontres, l’an dernier, c’est parce que le trio pivoté par Bonino avait été supérieur au troisième trio des Capitals.

Dans cette série de six matchs, l’unité surnommée HBK (Hagelin-Bonino-Kessel) avait totalisé 18 points sur les 16 buts inscrits par les Penguins.

«L’an passé, c’est le troisième trio qui a fait la différence, a reconnu Evgeny Kuznetsov. Cette position sera la clé. Nous devrons être meilleurs.»

Et qui, cette fois, pivote la troisième unité des Capitals?

Le bon Lars que Brian MacLellan a acquis en retour de deux choix de deuxième tour, lors de la séance de sélection de juin dernier.

Malheureux et dépressif à Montréal, Eller semble avoir retrouvé le bonheur à Washington. Du moins, c’est l’avis de Nicklas Backstrom.

«Il est fort, il va dans les zones restreintes. Il n’agit pas différemment que ce soit un match serré ou que l’on mène 5-0. Il y va toujours à fond. Il joue en désavantage numérique et l’entraîneur l’utilise dans des situations importantes», a vanté le meilleur pointeur des Capitals en saison régulière.

Pas qu’une simple question de stats

Toutefois, Eller a mis du temps à prendre son envol dans la série face aux Maple Leafs.

Il n’a inscrit que deux points, dirigé sept tirs au but et présenté un pourcentage de réussite dans le cercle des mises en jeu de 39,5 %. Des chiffres dont Barry Trotz n’a rien à cirer. D’autant plus que Tom Wilson, l’ailier droit d’Eller a fait la vie dure aux Leafs lors du premier tour.

«Ce n’est pas uniquement une question de statistiques. Tu dois trouver une façon d’apporter quelque chose de positif à l’équipe. C’est ce que j’appelle être efficace, a-t-il lancé, à la veille du premier match.

«En faisant l’acquisition de Lars, je crois qu’on a réglé le problème (du troisième trio). C’est maintenant à lui et à son trio d’avoir un effet sur le résultat. Il doit être meilleur que le joueur qui se trouve en avant de lui», a ajouté l’entraîneur.

S’il fallait que ce soit le cas, Bergevin s’en mordrait sûrement les doigts.