New York - Ottawa

Derick Brassard, la bougie d’allumage des Sénateurs

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Véritable bougie d’allumage pour les Sénateurs, Derick Brassard trône au sommet de son équipe avec une récolte de huit points depuis le début des séries éliminatoires.

Cette performance ne surprend pas son entraîneur-chef.

«Ce qu’il fait de différent, a exprimé Guy Boucher, c’est qu’il n’hésite plus à lancer davantage vers le filet. Il a cessé de jouer pour les autres. Il le fait depuis décembre et vous voyez les résultats.

«Derick est un gars émotif qui est à son mieux dans un contexte d’émotion. Je m’attends à beaucoup de sa part. Il excelle sous pression.»

Un trio efficace

Brassard a été jumelé à Clarke MacArthur et Bobby Ryan. Une combinaison franchement efficace.

«La raison pour laquelle ils jouent ensemble, c’est qu’on les avait réunis au camp d’entraînement et c’était alors notre meilleur trio», a renchéri Boucher.

«Les blessures subies par MacArthur et Ryan en cours de saison ont modifié nos plans, mais maintenant tous les trois sont en santé.»

Après une saison en demi-teinte, Ryan, pour un, est redevenu un rouage important chez les Sénateurs.

«Il a été exceptionnel en fin d’année, a souligné Boucher. Et on connaît la suite, il a inscrit des buts très importants en séries éliminatoires.»

Contre son ancienne équipe

Après un peu plus de trois saisons passées dans l’uniforme des Rangers de New York, Brassard affrontera son ancienne équipe au deuxième tour.

«C’est certain que ça aurait été différent d’affronter le Canadien qui compte plusieurs partisans dans la région d’Ottawa, a relaté l’attaquant originaire de Gatineau. C’est peut-être la bonne nouvelle, car on aura l’appui de tous les spectateurs ici à Ottawa.

«Nous n’avions pas une préférence pour les Rangers, mais bon, nous étions confiants qu'ils éliminent le Canadien la semaine dernière.»

«Le défi reste entier. On s’attend à une série intense mettant aux prises deux équipes qui se comparent à plusieurs points de vue.

«Les Rangers ont quatre bons trios, ce qui est notre cas également.

«Si on conserve notre identité et on respecte notre plan de match, ce qui a fait notre succès durant la saison, on a toutes les raisons de croire en nos chances.»

Populaire à New York

Brassard a toujours été une figure populaire chez les Rangers par son comportement sur la glace et hors de la patinoire.

«L’amitié ne compte plus dans le feu de l’action, dit-il. Je ne les déteste pas parce qu’ils m’ont échangé, mais maintenant je porte les couleurs des Sénateurs et je veux contribuer à la victoire de mon équipe.

«Je ne changerai pas mon style. Je vais jouer avec la même intensité que j’ai préconisée contre les Bruins. J’avoue toutefois que ça sera spécial de les affronter.»

L’attaquant de 29 ans a été échangé aux Sénateurs le 18 juillet dernier en retour des services de Mika Zibanejad, ce joueur qui a coulé le Canadien en prolongation lors du cinquième match au Centre Bell.

«Ce n’est pas une confrontation entre Mika et moi, a insisté Brassard. C’est plutôt un duel entre deux équipes qui veulent accéder au troisième tour des séries éliminatoires.»