Montréal - New York

Un problème de finition

Un problème de finition

Patrick Lalime

Publié 23 avril 2017
Mis à jour 23 avril 2017

L’élimination des Canadiens par les Rangers me laisse un goût amer.

Il ne faut pas non plus se mettre la tête dans le sable, on savait que la série allait être difficile puisqu’elle opposait deux équipes semblables et aux fiches similaires en saison régulière.

En résumé, c’est le manque de finition qui a causé la perte des hommes de Claude Julien. Les Canadiens ont été tout simplement incapables de marquer le but qui fait mal, le but d’assurance, ou encore celui qui te ramène dans le match.

On l’a vu notamment dans la sixième rencontre, samedi, alors que le Tricolore a réussi à marquer le premier but assez rapidement, mais il n’est pas parvenu à doubler cette avance.

Et après avoir vu les Rangers créer l’égalité puis prendre les commandes 2-1, les Canadiens ont raté toutes leurs occasions d’ajouter un deuxième but et ainsi niveler le pointage.

On se doutait que ça allait être une série serrée. En bout de ligne, seulement trois buts ont séparé les deux équipes.

Il faut donner crédit aux Rangers, qui ont montré plus de profondeur en attaque.

Une question d’efforts et d’attitude

Dans les séries éliminatoires, l’effort est encore plus important que le plan de match. À ce chapitre, j’aurais aimé en voir plus de plusieurs joueurs, dont Alex Galchenyuk.

Le jeune attaquant a connu quelques bons moments, mais il a manqué de constance. On ne l’a pas souvent senti engagé et menaçant.

On peut demander à Paul Byron, Brendan Gallagher et Artturi Lehkonen de contribuer au pointage, mais les joueurs les plus talentueux auraient dû en donner plus. 

Ça prend plus que du talent dans les séries, où c’est davantage une question d’attitude.

Il sera intéressant de voir les changements apportés par Marc Bergevin au cours de la saison morte.

En terminant, on ne peut pas blâmer Carey Price pour l’élimination des Canadiens. Il aimerait certainement revoir certains tirs, mais il a été très bon en général. C’est juste qu’il est habituellement invincible.

(Un texte de Patrick Lalime)