Boston Bruins v Ottawa Senators - Game Five

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Boston - Ottawa

Guy Boucher s’attendait à une longue série

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À quelques heures du cinquième match de la série qui a opposé les Sénateurs d’Ottawa aux Bruins de Boston vendredi, Guy Boucher déclarait souhaiter beaucoup d’intensité de la part de ses joueurs pendant les 10 premières minutes de jeu.

Le message de l’entraîneur en chef a été bien capté à Ottawa. Si bien que l’équipe a retraité dans le vestiaire avec une priorité de 1-0 avant que Jean-Gabriel Pageau, à peine 30 secondes après le début du deuxième engagement, ne vienne doubler cette avance.

Les Sénateurs ont sans doute péché par excès de confiance devant des partisans survoltés qui voyaient déjà leur équipe favorite passer au second tour.

Malgré les blessures

C’était en effet mal connaître les Bruins, pourtant décimés par les blessures, qui allaient perdre un autre soldat au combat en première période, et pas le moindre, David Krejci.

Au terme d’une très longue rencontre qui a connu son dénouement en deuxième période de prolongation à l’avantage des visiteurs (3-2), Boucher n’a pas cherché les excuses pour expliquer le revers des siens.

«On savait que nos adversaires, acculés au mur avec un déficit de 1-3, allaient jouer avec l’énergie du désespoir. On s’y attendait.»

«L’allure de cette série ne me surprend pas, a-t-il poursuivi. On s’était préparés pour une longue série. On savait que ça ne se terminerait pas en quatre ou cinq matchs. C’est exactement ce que l’on vit actuellement.»

N’empêche qu’avec une avance, disons confortable, de 2-0 dans la rencontre et 3-1 dans la série, le contexte était favorable pour envoyer les Bruins en vacances.

«Une avance de 2-0 ne veut pas dire grand-chose en séries», a ajouté ­Boucher.

«On arrive à une période où les joueurs sont fatigués, et tout peut basculer rapidement. C’est le genre de rencontre où la victoire est imprévisible. Elle peut aller d’un côté comme de l’autre.»

Avantages numériques bousillés

L’indiscipline aurait pu coûter cher aux Bruins, particulièrement à la fin de la troisième période où ils ont écopé de deux punitions mineures, coup sur coup, avec moins de six minutes à faire.

Mais les Sénateurs ont bousillé ces deux occasions de mettre fin au débat.

L’avantage numérique est le maillon faible de la formation ontarienne. Blanchie en cinq occasions vendredi soir, la fiche de l’équipe est de trois buts en 18 tentatives depuis le début du duel contre les Bruins.

«C’est certain qu’on a eu nos chances en supériorité numérique, mais il faut donner crédit à leur gardien et à leurs défenseurs, qui ont su bloquer des tirs dangereux, s’est défendu Boucher. Les Bruins aussi ont eu leurs occasions [0 en 3, dont l’une en prolongation], mais ils n’en ont pas profité eux non plus. Ça peut donc s’appliquer des deux côtés.

«La réalité, a-t-il indiqué, c’est que chaque match est serré, et ça le demeurera ainsi jusqu’à la fin. On a affaire à deux équipes très comparables à plusieurs égards.»

Joueurs taxés

En prolongation, les entraîneurs sont portés avec raison à utiliser à outrance leurs meilleurs éléments dans l’espoir d’en finir au plus vite.

Mais cette démarche comporte des risques, surtout quand on se rend à mi-chemin en deuxième période de prolongation, comme ç’a été le cas vendredi à Kanata.

Dans son cas, Erik Karlsson a été utilisé pendant un peu plus de 41 minutes ­pendant ce cinquième match.

Le défenseur étoile a été évidemment le joueur le plus sollicité des deux équipes devant Zdeno Chara (36 min 46 s), des Bruins, et Dion Phaneuf (34:36), des Sénateurs.

«Ils s’attendent à cette contribution pendant les séries éliminatoires, a dit Boucher. Une journée de repos leur fera beaucoup de bien, mais je suis certain qu’ils seront prêts à en donner autant lors du prochain match.»

Même s’il a été blanchi de la feuille de pointage vendredi, Karlsson a dirigé 10 tirs vers le filet adverse, mais seulement quatre ont atteint le gardien Tuukka Rask.

Le sixième affrontement de la série aura lieu dimanche après-midi à 15 h au TD Garden de Boston. Si un septième et décisif match est nécessaire, il sera présenté au domicile des Sénateurs, le Centre Canadian Tire à Kanata, mercredi.