Montréal - New York

Claude Julien se porte à la défense de Max Pacioretty

Agence QMI / Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Max Pacioretty a marqué 35 buts cette année. Il a atteint le plateau des 30 buts pour une quatrième saison d’affilée et une cinquième fois depuis qu’il porte les couleurs du Canadien. Le CH n’avait pas compté sur un marqueur de 30 buts ou plus pour cinq saisons depuis le légendaire Guy Lafleur.

Depuis la saison 2011-2012, Pacioretty vient au quatrième rang des meilleurs buteurs de la LNH avec 189. Seuls, Alex Ovechkin (257), Steven Stamkos (202) et Joe Pavelski (192) ont touché la cible plus souvent.

Mais la mémoire est une faculté qui oublie.

Après quatre matchs dans cette série face aux Rangers de New York, on ne ressort plus les exploits de Pacioretty. Il y a maintenant une seule statistique importante pour «Mad Max» et c’est un zéro. Zéro but en quatre rencontres.

Le centre d’attention

À la veille de ce cinquième match au Centre Bell face aux Blue Shirts, la léthargie du capitaine était le sujet de conversation dans le vestiaire du CH et en conférence de presse avec Claude Julien.

Il y a eu une levée de boucliers pour Pacioretty.

«On ne s’attend pas à ce que Max soit notre sauveur, a dit l’ailier Paul Byron. C’est une question d’équipe, les 20 joueurs peuvent contribuer.»

«Max se met beaucoup de pression sur les épaules puisqu’il veut voir l’équipe réussir, a poursuivi Byron. Dans ce vestiaire, nous croyons tous en lui. C’est parfois juste une question d’un but pour qu’il se débarrasse du piano qu’il transporte sur son dos.»

S’il n’a pas encore déjoué Henrik Lundqvist, Pacioretty mène les deux équipes dans cette série avec 19 tirs.

Aux yeux de Nathan Beaulieu, le zéro dans la colonne des buts pour le numéro 67 n’est pas une préoccupation au sein de l’équipe.

«Ça vient plus de l’extérieur, des partisans et des journalistes, que de nous, a dit Beaulieu. Max sait qu’il est un joueur complet maintenant. Il est aussi un très bon meneur. Il reste un joueur exceptionnel. Quand les Rangers établissent leur stratégie, il est probablement la plus grande cible. Ils veulent le ralentir.»

«Les gens le critiquent, mais il est loin d’être mauvais, a continué Beaulieu. C’est facile de dire ou écrire des choses à son sujet, mais il fait des choses que plusieurs personnes ne réalisent pas. Il cherche toujours des solutions. Nous croyons en lui et nous nous attendons à de grandes choses de sa part.»

Ryan McDonagh et Dan Girardi, le meilleur duo de défenseurs des Rangers, ont fait un très bon travail pour le contenir depuis le début de cette série. Girardi l’a d’ailleurs frappé très solidement dès le premier match.

Une histoire d’équipe

Questionné à plusieurs reprises sur son capitaine, Julien a logiquement pris sa défense.

«En séries, c’est une histoire d’équipe, a rappelé Julien. C’est de gagner le match et la série, c’est tout ce qui compte. Même s’il n’a pas encore marqué, ça ne veut pas dire qu’il ne fait pas de bonnes choses. Il joue bien en infériorité numérique et il se comporte comme un bon capitaine. Tout le monde aimerait le voir compter, lui le premier. À cette période, on regarde l’aspect équipe. Il doit garder sa concentration sur ce qu’il doit faire à l’interne. Il peut exploser n’importe quand. Il doit rester positif et ne pas se faire déranger par les bruits.»

Julien a aussi regardé en direction des Rangers pour remonter le moral de son capitaine.

«Moi, je vois un gars comme Kreider de l’autre côté. On ne parle pas de lui, mais de Pacioretty. Ça démontre que ce sont des choses qui arrivent partout. L’an dernier, Jaromir Jagr n’avait pas marqué en séries avec les Panthers de la Floride. Les bons marqueurs sont bien surveillés en séries. Je ne veux pas qu’on rajoute de l’huile sur le feu.»

Chris Kreider, qui a fini au sommet des marqueurs avec 28 buts cette saison chez les Rangers, a essuyé plusieurs critiques de la part des collègues de la presse new-yorkaise depuis le début de cette série.