Montréal - New York

Andrew Shaw : «Nous devrons être aussi affamés qu’eux»

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Se présenter dans un amphithéâtre hostile avec un retard de 1-3 représente un défi de taille. Voilà pourquoi les joueurs du Canadien de Montréal sont persuadés que les Rangers de New York livreront possiblement leur meilleur match de la série.

«Ils vont tout donner. Ils réalisent qu’ils pourraient avoir le dos acculé au mur. Quand tu te retrouves dans cette situation, tu deviens dangereux», a prévenu Andrew Shaw.

Pour contenir les élans des favoris locaux, Shaw soutient que ses coéquipiers et lui devront égaler leur niveau d’intensité et d’acharnement.

«Nous devrons être aussi affamés qu’eux. Nous devrons continuer de gagner les batailles le long des rampes, réduire leur échec-avant au silence, nous assurer que Carey puisse avoir le champ libre, créer de la circulation et envoyer des rondelles au filet.», a-t-il énuméré.

Encore une fois, le départ sera primordial. La foule du Madison Square Garden n’est plus aussi impliquée qu’autrefois, mais elle pourrait tout de même donner des ailes à ses favoris si elle se met de la partie.

«On doit s’assurer d’éviter d’insuffler de l’énergie à l’autre équipe en leur donnant des occasions de marquer tôt dans la rencontre, a indiqué Claude Julien. Tout au long du match, on ne doit pas dévier de ce que l’on fait, peu importe la situation dans laquelle on se retrouvera.»

Point de presse matinal de Claude Julien - TVA Sports

Emelin se rapproche

À moins d’un changement de dernière minute, Julien enverra la même formation dans la mêlée.

«J’ai aimé la façon dont (Brendan) Davidson a joué. Il a été solide. C’est le genre de défenseur qu’on ne remarque pas s’il fait bien son travail», a indiqué l’entraîneur du Canadien.

L’Albertain fait mieux de profiter de l’occasion qui se présente à lui, puisqu’il appert qu’Alexeï Emelin, qui patine à Brossard depuis quelques jours, s’approche de plus en plus d’un retour au jeu.

«On en saura plus lorsqu’on reviendra à Montréal. On verra s’il est en mesure de pratiquer avec le groupe ou s’il devra continuer de patiner en solitaire», a expliqué Julien.

Les entraînements étant plus rares et moins intenses en séries éliminatoires, le Canadien pourrait devoir faire accroc à sa philosophie qui veut qu’un joueur blessé s’entraîne avec ses coéquipiers avant de réintégrer la formation.

«On a des joueurs de surplus qui s’entraînent entre les matchs. Ça lui donnera quand même une occasion de sauter sur la glace avec des coéquipiers», a-t-il ajouté.