Crédit : Ben Pelosse / JdeM

Montréal - New York

Et pourquoi pas s'inspirer du golf?

Et pourquoi pas s'inspirer du golf?

Louis Jean

Publié 17 avril 2017
Mis à jour 17 avril 2017

Normalement, en séries de la Coupe Stanley, on évite toutes références au golf pour des raisons évidentes. Les équipes éliminées travaillent sur leur handicap alors que celles en séries bataillent pour le championnat.

Alain Vigneault, au contraire, veut que son équipe s'inspire du golf et de Sergio Garcia plus précisément.

Au cours des derniers jours, les Rangers ont été souvent questionnés sur leurs ennuis au Madison Square Garden. Ils ont perdu leurs six derniers matchs à domicile en séries et ont connu des ennuis devant leurs partisans toute l'année.

Peuvent-ils passer par-dessus cette mauvaise passe?

«On n’aura pas le choix», a dit Alain Vigneault lorsqu'il s'adressait aux médias lundi.

«Quand tu joues une mauvaise ronde de golf, il faut que tu l'oublies au plus vite. C'est un peu comme Sergio Garcia qui a remporté le Masters. Tout le monde doutait de lui et pensait qu'il allait s'effondrer comme dans le passé.»

Mais c'est là que s'arrête l'analogie avec le golf. Parce que le golf est un sport individuel tandis que le hockey est un sport d'équipe. Si les Rangers veulent se relever de leur décevante sortie dans le match numéro 3, c'est collectivement qu'ils devront le faire. Même s'il n'a pas aimé ce qu'il a vu de son équipe, Vigneault est sûr que ses joueurs répondront à l'appel.

«C'est la beauté du sport. Nous avons une nouvelle opportunité. L'objectif, c'est de gagner demain (mardi) et d'égaler la série 2 à 2.» Reste maintenant aux Blueshirts de saisir cette opportunité.

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Parlant d'opportunités, un qui l'a saisie depuis son arrivée à Montréal c'est Jordie Benn. Il a gagné la confiance de ses coéquipiers et ses entraîneurs en peu de temps.

«Sincèrement, il est indispensable. Il me fait penser un peu à Weber dans sa façon de jouer en défensive. C'est un vol qu'on l'ait acquis», racontait Phillipe Danault. C'est à se demander pourquoi les Stars de Dallas l'ont laissé partir, eux qui ont besoin d'aide à la ligne bleue.

D'ailleurs, les joueurs des Rangers entendent rendre la vie difficile à Benn et à la brigade défensive du Tricolore. «Nous devons les forcer à défendre beaucoup plus», répétait J.T. Miller. «Depuis le début de la série, nous les avons respectés un peu trop.»

Si Miller et les Rangers ne débloquent pas rapidement, ils pourraient bientôt être forcés de troquer leurs bâtons de hockey pour des bâtons de golf.