Canadiens de Montréal

C’est parti!

C’est parti!

Stéphane Auger

Publié 15 avril 2017
Mis à jour 15 avril 2017

Le premier tour des séries est probablement le plus difficile à arbitrer. Les équipes s’étudient souvent lors du premier match. C’est au deuxième que l’intensité monte souvent d’un cran, comme nous l’avons constaté vendredi soir dans la rencontre entre les Canadiens de Montréal et les Rangers de New York.

Il y a eu plus de 120 mises en échec pendant la partie et pour les arbitres, ils doivent prendre une décision sur chacune d’elle. La clé d’un match bien arbitré est de permettre un jeu physique, intense et de punir ceux qui franchiront la ligne.

La première période s’est déroulée à un rythme endiablé.  De bonnes mises en échec et peu d’altercation.  C’est en deuxième que les joueurs ont repoussé les limites après le sifflet. Punir un joueur de chaque équipe lors d’un attroupement, bien que parfois nécessaire, ne passe pas un message clair.

En deuxième, les arbitres ont tracé la ligne en décernant une pénalité à Alexander Radulov pour  avoir donner un coup de bâton à Jimmy Vesey, Mats Zuccarello pour rudesse sur Jordie Benn et Brady Skjei pour avoir rudoyer Brendan Gallagher alors que celui était clairement à l’extérieur du demi-cercle d’Henrik Lunqvist.

Ce fut la fin des attroupements et nous avons eu droit à tout un spectacle en troisième et en période de surtemps. Les joueurs de la LNH s’ajustent rapidement quand le bon message est lancé et c’est d’autant plus vrai en séries.

Les pénalités de Radulov, Zuccarello et Skjei - TVA Sports

Deux jeux ont retenu votre attention. Le premier est le bâton élevé que Brendan Smith a asséné à Andrew Shaw.  Il aurait dû y avoir punition et si les arbitres avaient vu l’infraction, ils auraient sévi sans aucune hésitation. Mais c’est toujours une question d’angle. Même moi sur la première reprise j’avais l’impression que Shaw avait reçu le bâton en tombant sur la patinoire. À la reprise il est clair que Smith a atteint Shaw directement au cou. L’arbitre qui se dirige au filet se concentre sur la rondelle et c’est ce qu’il doit faire. Malheureusement ça arrive, comme au premier match quand Gallagher s’en est sorti sans pénalité pour un bâton élevé.

Brendan Smith s'en prend à Brendan Gallagher - TVA Sports

Le deuxième jeu est ce que l’on appelle dans notre jargon un bon «non call».  Avec un peu plus de six minutes à faire en période de supplémentaire, Chris Kreider a fait tomber Paul Byron alors que celui-ci transportait le disque au grand désarroi de la foule. 

Techniquement  ça pourrait être une pénalité pour avoir fait trébucher, mais voici pourquoi ce n’en est pas une. Byron est seul (ou presque) contre cinq joueurs des Rangers, en haut du cercle de mise en jeu, ce n’est donc pas une chance de marquer.  La rondelle se ramasse derrière la ligne des buts des Rangers et le CH a le temps de se replier à cinq afin de défendre, alors aucune conséquence. 

Pour ceux qui pensent que ce n’est pas une bonne raison, renverser la situation. Si c’était un joueur du CH qui commettait la même infraction auriez-vous la même opinion?

Aucune punition à l'endroit de Chris Kreider en prolongation - TVA Sports

Les arbitres, vendredi, se sont impliqués dans le match seulement quand il fut nécessaire et ça nous a donné tout un spectacle!

Un texte de Stéphane Auger