Montréal - New York

Rick Nash: les morceaux sont bien en place

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«Ce sont des p’tits garçons qui aiment être des p’tits garçons sur la patinoire.»

C’est en lançant cette boutade le sourire fendu jusqu’aux oreilles qu’Alain Vigneault a commenté le coup de bâton que le défenseur Andreï Markov a asséné, là où ça fait mal, à l’attaquant Rick Nash dans les derniers instants de la première rencontre de la série opposant son équipe au Canadien de Montréal.

Beaucoup plus préoccupé par la préparation de sa formation pour la seconde confrontation, l’entraîneur des Rangers de New York a préféré ne pas s’avancer des sanctions supplémentaires que pourraient imposer Stéphane Quintal et la Ligue nationale (LNH).

«Ce sont des professionnels. S’ils ont à le faire, ils vont s’en occuper», a-t-il déclaré.

Il semble que le défenseur du Tricolore s’en tirera à bon compte, car au moment de mettre sous presse, il n’avait reçu aucune convocation du «préfet de discipline».

Pourtant, le geste qu’il a posé était similaire à celui qui avait valu deux matchs de suspensions à Brad Marchand. Il faut reconnaître que la peste des Bruins de Boston n’en était pas à sa première offense.

Une sensation désagréable

Bien qu’il ait plié les genoux sur la séquence, Nash était à son poste, à la droite de Jimmy Vesey et de Mika Zibanejad, lors de l’entraînement des Rangers tenu au Centre Bell, jeudi.

«Ce n’est jamais plaisant de recevoir un coup de bâton à cet endroit. Tout le monde connaît la sensation désagréable qui suit. Mais ça fait partie du jeu», a déclaré l’attaquant, une fois de retour au vestiaire.

«C’est du hockey de séries éliminatoires. Nous sommes dans une lutte, dans une guerre. Des incidents se produisent dans une fraction de seconde», a-t-il poursuivi.

Fait plutôt inusité, le défenseur du Canadien a commis son geste tout juste devant les yeux d’Ian Walsh, l’un des deux officiels de la rencontre. Habituellement, c’est un coup sournois distribué à l’abri des regards. Ce qui a valu à Markov une punition de 10 minutes de mauvaise conduite.

«Ça m’était déjà arrivé avant, mais devant un arbitre, c’est une première. C’était particulier», a rigolé l’Ontarien.

Plus inquiet de son jeu

Ses bijoux de famille étant sains et saufs, Nash s’inquiète davantage pour sa contribution à l’attaque. L’ailier droit s’est dit quelque peu insatisfait de sa tenue lors de la rencontre initiale.

«Je ne sais même pas si j’ai eu une bonne occasion de marquer. En fait, peut-être une fois, a-t-il réfléchi à haute voix. Je dois faire beaucoup mieux. En série, il faut travailler plus fort pour obtenir des chances de compter, autant du point de vue individuel qu’en tant que trio et d’unité de cinq.»

Il faut dire que Nash n’a jamais été un grand marqueur en séries éliminatoires. Il a touché la cible seulement 12 fois en 66 rencontres.